La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

/ CHRONIQUE MUSICALE 347 antiquité sans aucun doute. Mais de là à enrichir à surcharger plutôt - d'une orchestration un théme populaire pris tel quel, il y a un pas, et c'est une interprétation, non une transcription qu'on doit faire. Cela d'ailleurs n'ôte rien à la science consommée de M. Coquard. Au Châtelet encore, deux b,elles auditions de Parsifal (prélude et deuxième tableau du premier acte), tandis que M. Lamoureux faisait executer au Cirque l'Enchanle111endt u Ve11dredi-Sai11t (extrait du troisiéme acte), et que !'Opéra, ne voulant pas être en reste avec nos deux grands concerts dominicaux, s'appropriait à son tour la Damnation de Faust de Berlioz. Ayant etudié en un petit volume qui a été, ici même, bienveillamment apprecié par Louis Lumet ( I ), l'œuvre célèbre de Berlioz dans ses plus petits derails, je ne puis que donner mon impression personnelle sur l'exécution dirigée par M. Vidal à !'Opera. L'orchestre manque passablement de cohésion, les chœurs ( sous la direction de M. Marty) sont souvent médiocres, mais les solistes MmeGrandjean, MM. Vaguet, Fournets (qui longtemps fut le Méphisto applaudi du Châtelet) et Paty sont excellents. M. \'idal conduit toujours magistralement et fait exécuter la Marche Ho11groise d'une façon qui déroute un peu les auditeurs de MM. Colonne et Lamoureux, mais qui est peut-être la bonne. Les soli d'alto (M. Chadeigne) et de cor anglais (M. Clerc) sont exécutés (est- , il besoin de le dire ?) sans défaillance. MM. Schnecklüd, van Waefelghem, Geloso et Tracol ont terminé leur audition annuelle des derniers quatuors de Beethoven par une impeccable exécution des QuatuorsXV, XVI et de la GrandeFug11e (op. I 33) qui a paru plus que obscure. La Sociétédes Q11at11ocrslassiques, de M. A. Weingaertner, à la salle Pleyel également, a fait entendre avec beaucoup de succés le 9• Quatuor pour instruments à cordes de Beethoven, celui de Schumann (pour piano, violon, alto et violoncelle, op. 47) et la Romance en fa de Beethoven, où M. Weingaertner ~ fait preuve d'une virtuosité de bon aloi. Sous la direction de son fondateur M. Marcel Herwegh, la société des Petitesauditions a donné son troisième concert. Au programme : le quatuor vocal de la Société (M11•• T. Blanc, Planès, MM. Mouliérat et J udels) qui a exécuté a capella: le Colibri (Leconte de Lisle) et C/Janson biendouce (Verlaine) de G. Alary; puis accompagné par l'auteur, un intéressant Stabat mater de Mmede Grandval; le trio ( op. I 5) de Sme- (1) Le Cycle Berlio{ (La Dam11atio,i de Faust), un volume, ~ la librairie de l' Associntio,i, 17, rue Guénégaud. ..

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