La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

RE\'UE DE LA PRESSE tTRAKGtRE 325 pér:1ture y est constante) est utilisée comme can: et cellier. 11ya, bien entendu, un bureau de poste. On ne trom·e pas d'église dans le pays. Le \'isiteur à qui ces détails sont empruntés, s'en étonnait; un des membres Iui répondit : Nous n'avons besoin ni de cafés ( 1), ni de s::illcs de police, ni d'églises; les trois vont ensemble; on ne peut aYoir l'un sans les antres, et nous aimons mieux nous passer des trois ù la fois. Notre religion est la religion de la fr::iternité des hommes (comprenez-y les femmes). Chacun du reste peut prier et célébrer son culte chez soi. Nous avons omis bien des détails curieux dans cc résumé de monographie. Surtout nous a\·ons, pour faire court, passé par dessus les humoristiques réflexions du visiteur, fil. Ad:111H1och, commis-rnyageur d'une des plus grandes maisons des Etats-Unis (un « écorcheur >> et un « parasite », comme il se nomme lui-mC:me). Il p::ir::iiot bscrv::iteur ex::ictet socialiste coll\·aincu (2). PIERRE Boz. (1) « Saloon » est traduit tri:s inexactement par « tafé ». (2) Le dernier nu111érode Tl,e Comi11g11alio11 (9 j.11wier 1897) nous apporte : « Un récent visiteur, ses impressions sur la colonie "· Le~ grandes lignes restent les mêmes. nuis le ton est moins e11thousiaste; c'est un voyageur qui n'est pas séduit par le pittoresque; il fait entrevoir, du reste, que les colons sont en train de b:itir un « nou,·eau Ruskin » 11011 loin du « vieux Ruskin ». Rien au fond de perdu. Cela ressemble un peu aux regrets ironiques sur « ma vieille robe de chambre ». De toutes façons cette originale colonie retient l'attention. li nous sera permis d'y revenir.

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