LA RE\'UE SOCIALISTE NOCTURNE Je reg,1rdi.:b !uni.: étr.111gi.:1rn:nstouriri.:. Les étoiks ont mis le ,ii.:l commi.: i.:n Jéliri.:, Tant l'œil les .1pcrçoit n.:mplir le firmament Et palpiter d'un incessant palpitcmc11t. L1 c.1111pagneau loin s'engourdit de sonrnolen.:L·; Et les cribles divins tamisi.:nt du silence. Soll(bin un chant jaillit du sein d'un arbre l:11Al:ur Et montl: comme un cri d'.unour ou de douleur. Ilélas ! peut-on savoir qudk est 1.1 plus touchant\.: Di.: la douleur qui pleure ou di.: cdle qui chante? Peut-on savoir, .unour maudit, amour béni, Jusqu':1 quel point vous \'OUs m0kz p.1r l'infini; Cc chant monti.: toujours l!t déd1irc la nul: Et m'entre d.rns Il: .:œur en peine continui.:. L'Amour! L', \mour ! Je l'ai connu, plutôt ,oufft.:rt; Et j'en ai consi.:rvé des souvenirs d'cnfrr. - Mais Tout bisse apr0s soi quelque chose qui pleure f li se faut contenter d'un mirage d'une hcuri.: Et faire succéder un Ré\·l: au Ré\·e enfui : Tu vois qu'il si.:rait doux d'.1imcr par cette nuit. LE SOUVENIR Sur cc fleuve tk l'avl:nir Qui s'cpanche emportant sans trO::\·e ::--:mre\'ic a\·ec notre r0vc, Brille un astre : le Souvi.:1;ir. .\fais, sans pou"oir nous retenir, ::-(ous dl:sœndons b pente br0\'l: h nous pan·enons il l.1 gré\·e üü le voyage doit finir. Lui, di.: sa lumiéri.: clémentl:, lhignc les eaux oü se lami.:ntt: Le temps qu'on Ill: revivr.1 pas. Nous, nous fuyons ;1 la déri\·e; Et notre œil affolé si.: ri\·e A l'astre qui sc meurt ... b-bas. ( Vs Voix II1111ù11t1cs.) LOL'IS S.\UTY.
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