• ~IOUVEME~T SOCIAL 2.p Nous con~tatons donc depuis quelques :mnécs un.: tcnd:mcc plu~ marquée:, l'agglomération des c:1pitaux. Les sociétés p:1r actions se n'.:uniss.:nt, ,c fondent les unes dans ks. autres pour en for111.:r de plus puiss:mt<.:s. Cc n'est plus avec un d.:111i-million, un 111illio11d, eux millions au plus, c'est :1\TCcinq, :,ix, sept, dix. millions qu'elles tr:l\·aillcnt; c.: n'est plus un seul h6tel, cc sont quatre, cinq, dix h6tels qu'elles cxploitcnt. Acrnelkmcnt, dans beaucoup de localités important.:s, tous les hùtcls de premier ordre ne for111c11tplus qu'une seule propriété; propriété nom in.tic d'une société a11orn,11e, 1.:1f1ait propriété: tk quelques capitalist1.:s, étrangers :1u métier, détenant la majorité: des actions et en faisallt u111.:111atiè:r<.: :1 \pé:cul:1tion. C:tte .::,·olution du mode d1.:production a 1.:uune i11Au.:11c1é.::norllle sur L1 po,ition des Clllployés d'h6tcl. Autrefois, le scn·ice était fait par L1 f:i111ilkdu proprié:t:1ir.: ou p:1r des :unis, des parents. L.: propriétair<.: ,·i,·,1it :1,·.:c eux sur un pied de fallliliarité qui .:n faisait ré:clle111e11stes collaborat.:urs. i\l.1imcn,mt le fossé ~•est creusé:. Emre k capitaliste propriétair.: .:t les 1.:lllployés il 11\· a pLtce qu1.:pour des relations de s1.:n·ice; toute soci,1bilité: ,1 colllpl.::t.:1111.:ndt isparu. Le service est monté comme une machine; une fois l'impulsion donné.:, aucune parti.: de l:t machine, aurnn employé n.: p1.:ut manqu.:r ù s:1tùch.: sans que tout<! la machine se détr,1quc. Les employés, en outr1.:, sont dans la situation la plus précaire. JL; n'ont d'ounage que tant qu'on a besoin de leurs sen·ices; dè:s que k nombre tks étrangers diminu.:, 011 les re11\"oie; ils ne se placent de nou,·L·au qu<.: lorsque la saison reprend :1illcurs. Autant ou plus qu'une :1Lttr1.c: lasse de prolérnir1.:s, ils sont ,·ictimcs de l'cxploiution dl's bureaux de pl:tce111l'nt. Les p(Tio,ks d..: chômage, rc,·cnant réguliè:rcment d.:ux fois par an, se prolong.:nt quL·lquefois outre mesure. Les 30,000 emplo~·(:s des h6tels suisses sont maintenant des prolét.1ires dans toute la force du terme, des hommes Yi,·ant au jour le jour dans l:1 d<.'pcndance absolu,: du capitalisme, sans espoir d\m a,·cnir meilleur tant que notre état social restera cc qu'il est. En effet, les économies qu'un employé peut faire pendant la s:!Îson sont r.1pidcmcnt mangées par le t<.:rribk chômage d'autonmc. D'ailleurs, s'il réussissait i1 conscn·cr ses écono111ics, il ne pourr.1it songer à s'établir pour son compte; co111mc11lte ferait-il, en face de l.t co,1eurrcnce des hommes d'affaires? Cette tendance i1 l'exploitation capitaliste de l'industrie des h6tcls se fait sentir aussi ailleurs, à un moindre degré, il est vrai. Nous connaissons en Angleterre la Société anony111c des Gordon-H6tcls qui exploite des établissements dans un grand nombre de ,·illes a11gt1ises, et :1 Paris, la Société anonyme des Palace-Hôtels. Cette dernière possè:dc d.ms les grandes villes d'Orient et d'Europe, de Constantinople à Lisbonne, les hotcls les plus luxueux. Enfin, n'oublions pas de mentionner les grandes comp:1g11ics de chc1flin de fer qui, en France comme en Angleterre, se sont mises à exploiter des h6tels. Maiso11souvrières 1111t11icipales. - La ville de Zurich a decide qu'elle fournirait cllc-m~me le logement aux ouwicrs (600 pcrcs de r6
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