LA REVUE SOCIALISTE Dans une rcunion tenue pour examiner cette provocation du Sénat, la continuation <le la grève fut votée par 7,265 voix contre 3,671, soit c1wiron I r,ooo votants présents, sur 18,000 gré\'istesayant participé aux secours. Ceux-ci se sont élevés jusqu'à fin janvier à un million et demi de marks. Ab finde décembre, on travaillait avec 488 èquipcs sur 2 36naYircs ar.rimés dans le port; aux grues, 38 anciensouniersct 1,186 nouveaux étaient occupl'.:s; de même aux magasins des quais, on trouYait 272 anciens et I ,606 nom·eaux ouwiers. Néanmoins la gn;,·e a continué. Tandis que l'empereur, dans un diner officiel, a pris la parole pour recommander la coalition des patrons contre les gn'.:~istes et exposé tout un plan de résistance aux prétentions de ces derniers, la solidarité des ouvriers allemands Yis-a-vis de leurs frères harnbourgeois n'a pas cessé de se manifester par des secours pécuniers. Enfin la com• mission générale des organisations ouwièrcs d'Allemagne a fait appel a la générosité du prolétariat international. \'oici l'adresse qu'elle a lancée aux traYailleurs de toutes nations : Hambourg, Z. V. N. ,vilhelmstr. 8• 1" Et. CHERS Co~!PAG:--.:ONS, La grève des ouvriers du port et des marins de Hambourg a pris de telles proportions que tous les moyens qui peuvent être recue1llis comme secours deviennent nécessaires. Jusqu'à présent, les grévistes ne s'étaient adressés aux camarades de l'étranger que dans le but d'empêcher la venue d'étrangers à Hambourg; mais, maintenant, il devient nécessaire de s'adresser auxdits camarades pour l'obtention de secours pécuniaires. Par la presse, vous avez été en mesure de Yous faire une idee de la ~ituation. Yous reconnaîtrez que des secours sont urgents, et nous vous prions de ne pas. les refuser aux gré,·istes, mais, au contraire, de les aider dans la mesure de vos moyens. Sa!uts fraternels. Pour et par ordre de la Co111111issio11 générale des orga11isatio11s syndicales ouvrières olle111a11des, G. SABATH. Malheureusement cet appel à la solidarité internationale ne fut pas suffisamment entendu, et le 31 janvier les gd\'istcs durent s'avouer \'aincus et décider la reprise du travail. ITALIE .\I. di RudiJ1iet les socialistes. - Décidément le ministère di Rudini tient à se montrer de plus en plus le chargé d'affaires de la bourgeoisie
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