La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

~IOUVEME:--iT SOCIAL Compagnie Hambourgcoisc-Américainc, et s'était term1ncc par une entente, lorsque la commission des salaires des ouvriers déchargeurs du port de Hambourg dcm.anda que le traYail fùt payé 5 marks le jour, et la nuit ainsi que le dimanche, 6 marks. Les patrons ayant offert une transaction jugée insuffisante, la gn'.:vc éclata le 19 noYernbrc. Le 22, clic engloba les charbonniers et les ouvriers déchargcurs de grains; clic comprenait déjà 5,ooo grévistes. Le 25, les journaliers des bateaux-allégcs réclament aussi l'ctablis- • scmcnt d'un nouYeau tarif, en hausse de ro ~/o sur l'ancien, et, sur le refus des patrons, 3,000 d'entre eux. se mettent en gréYc; lc:s mécaniciens conducteurs de grues, les portefaix et nettoyeurs de chaudil'.:res se déclarent solidaires des ouHicrs du port et quittent le travail à leur tour. Le 27 novembre, le nombre des gré\·istcs s'élcYc :\ r 1,000. Puis 150 cochers d'une compagnie de transports demandent une augmentation de salaire; ils sont sui\'is par une centaine d'ouHiers d'une compagnie de transports füt\'Îaux et par ceux. de la distribution des eaux et ceux du gaz. . A Br0me, à Kiel, :'t Harburg des gréYcs partielles de dcchargeurs ont éclaté ou sont annonco'.:cs. La Societé des docks de Brême propose :'t la Commission des salaires une comparution en conciliation de\·ant le tribunal industriel; cette proposition, accepte.le le 2 dcccmbrc, aboutit :\ un accord. A Bremehouen, Gecstmünde, Lehe, Nordenham, les ouniers du port s'engagent à ne pas decharger les naYircs qui n'auraient pu opérer à Hambourg et à Brême. A Hambourg, la grl'.:\·e ne s'est pas gcneralisée chez les mécaniciens, mais clic a atteint les ouniers desnpeurs de !'Elbe. On compte fin noYembre r 5,ooo gre,·istes. Les ouvriers des dragues s'imposent une cotisation de 3 marks par semaine pour la caisse des gn'.:Ycs. - Le 30 noYembre, les gréYistes ont accepté un arbitrage proposé par le tribunal industriel, mais celui-ci est décliné par le syndicat patronal, leq ucl embauche des ouvriers l'.:trangers, notamment des Anglais, ù des co11dilio11Jsi/11s011ére11sqeuse celles q11ede111a111fe11t lesgrévistes! Les petits commerçants, dont les intérèts étaient compromis par la prolongation de la grève, aprés avoir décidé de continuer de faire crédit aux ouvriers, envoyaient une députation au Sénat pour lui demander d'intervenir dans le conflit. Mais la police prohibait l'acc('.:s des quais aux. grcvistes et le Sénat faisait afficher une décision interdisant les réunions des grévistes et punissant les contre\'enants d'amende et mème de prison, ajout:rnt que l'on proccderait ù une enquête sur les salaires et conditions du tr:iYail des ouniers des docks et industries similaires seulement ap1ù la cessation de la gréYe.

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