LA REVUE SOCIALISTE dotale scolaire )), qui leur assurerait une dot, partant leur permettrait le ma riage. :\{me Pognon estima que la raison qui éloigne beaucoup de femmes du mariage est le serment que la loi leur demande d'obéir a leur mari toujours : aussi voit-clic le rcméde dans la réforme complète de la loi du mariage. I\!111 c Koppc demanda une réforme de l' Assistance publique : que les mères puissent reprendre, quand clics le voudront, leurs enfants et elles en auront davantage. ;,.,[me Vincent, après un long exposé historique, où elle remonta jusqu'au règne de Justinien, et cita les ordonnances de Henri II et les ouHages de I\1. ..\collas, conclut à l'établissement de la recherche de la patcrnitt'.:; cette mesure, affirrnc-t-cllc, provoquerait de nombreux mariages. M'"" Pognon vit au contraire dans cette recherche une graYe atteinte à la dignité de la femme, forct'.:ede nommer qui clic ose aimer; elle rappela que la Ligue française pour la reYendication des droits de la femme s'est prononcée contre cette recherche. M. Passy insista sur certains désaYantagcs de la mesure proposée par I\11110 \'inccnt : une femme, pour assurer l'existence de son enfant, pourrait désigner comme le père 1el homme riche; cette <ll'nonciation pourrait rencontrer peu de créance : clic n'en porterait pas moins atteinte à l'honorabilitt'.: de personnes innocentes. Peut-être, dans certains cas, les pères pourraient-ils forcer leurs fils;\ t'.:pouscr la jeune fille séduite par eux; mais il faudrait que celle-ci préscnt:'tt de suffisantes garanties d'honorabilité. ;\[me Oddo, enfin, demanda que la femme enceinte soit secourue deux mois avant ses couches et dix mois après; et J\lmc Pognon, qu'un impôt spécial frappàt, à cet effet, tous les ct'.:libataires. Finakmcnt, l'exécution des résolutions votées fut confiée par le congrés à une comm1ss1on permanente, placée sous la direction du docteur Dumontpallier et de M. T1idon, le secrétaire général du congrès. La commission a nommé une dl'.:légation, chargée de porter ù ;\1. :\!onod, directeur de l'hygiène et de l'assistance publique au ministère de l'intérieur, au nom dt1 congrès, les vœux suivants : 1° Rétablissement des tours, concurremment avec le maintien du système actuel adopté par l'assistance publique; 2° Interdiction absolue de l'usage des biberons a tube. La dépopulation de la France, d'après ce dernier congrès, doit être irnputcc non moii:s ;\ la mortalité infantile, qui est encore, bien qu'ayant diminue kgèremcnt grflce aux progrcs de l'hygiène, effrayante, qu'a la diminution de la natalité. Il faut donc, ù la fois traYailler à l'augmentation de la natalitc en France et a la diminution de la mortalitc infantile. C'est pourquoi la commission a dccidc de commencer
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