La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

~!OU\"DIE:-ST SOCIAL A11trir!Je. - Suffrages: En 1895, 90,000. Presse du parti: 65 quotidiens et hebdomadaires. A11gleterre. - Suffrages : En 1895, 98,000. Plus de députés é-lus directement comme socialistes. Be:rncoup de députés ouwiers élus par des groupements ouniers teintés de socialisme. Serbie. - Nombre de suffrages : 50,000. Rép11bliq11Ac rgmli11e. - 76 syndicats. Plusieurs journ:tux de langue étrangèrl'. Espng11e. - Chiffres manquent. Presse du parti 5 hebdomadaires. Etn/s-U11is. - Suffrages: En 1881, 2,068; en 1890, 13,331; en 1892, 21,157; en 189-1, 33,133; en 1896, .10,000 enYiron. Les renseignements manquent pour les autres pays. FR.\1 CE Tous nos compliments .i ~!. k ministre de l'instruction publique qui ne saurait mieux tr.waillcr pour le socialisme qu'en interdisant ks associations des professeurs et des maitres répétiteurs. La persécution et l'intolérance ont toujours profité ù ceux qui défendent Ll justice. Co11gn:spour protlgcr el nccroilrc ln pop11lnlio11. - C'est le deuxième congrès de cc genre. li ~•est tenu ù Paris, mairie de !'Opéra, fin décembre, et a eu comme ordre du jour difft'.:rents moyens d'accroitre la nuptialité- et la natalité, et de protéger la maternité-, les enfants de tous âges, - YOire mème les adultes. Mille précautions ont été prises pour se garer de toutes les propositions flçurant le socialisme. Et une fois de plus la montagne accoucha d'une souris. • Comment accroitre la natalité? Pour M. Passy, cette question rclcve uniquement de la morale. Si l'on ,•eut que les classesaisèes produisent des enfants et abandonnent les pratiques dont on se plaint, il faut faire appel à l'ensemble de tous les sentiments honm~tes et des interêts Ycritablcs des parents euxmèmes, et rèpéter :\ ces derniers le mot de Franklin : « Un vice coùte plus ù nourrir que, deux enfants. » Le baron de Grilleau, préconisant l';1ction de la loi, demanda la suppression de l'hérédité en ligne collatérale : on ne pourrait léguer qu'à ses enfants; les fortunes des personnes, qui mourraient sans descendance directe, seraient versées dans une « Caisse nationale de l'enfance», qui servirait à entretenir et à élever les enfants pauvres. Pour M. Noguez, la question est surtout d'ordre cconomique : il demanda en faveur des petites filles pauvres la création d'une « Épargne

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