UX AUTRE ÈCONOmSTE SOCIALISTE : H.-~l. 11\'NDMA::-l' 189 doxe, formulée par les Universités, l'::1utre, hétèrodo!\e, par les socialistes; l'une, l'économie politique, l'autre, l'èconornie sociale. Elles diffèrent par kur point de dèpart, par leur but et par leurs moyens. L'èconomic orthodoxe a pour point de départ l'intérèt personnel, l'égoïsme; pour bm, k profit, k lucre; pour outil, la concurrence, l'iprc et meurtrierc concurrence, le strnggle for life, l'exploitation du faible par le fort, du paune par le riche, le chacun pour soi et le Vd' victis. L'économie hétérodoxe ou sociale substitue l'altru ismc A l'égoïsme, l'utilitè au profit et b coopération i la concurrence. Mais arri\'Ons ei1fin au li,-rc de J\lr. Hyndman. li est di\'is('.; en sept chapitres traitant rcspectin:ment: I'' des méthodes de production; 2° de la valeur; 3° de la plus-\'aluc; -~ 0 de la circulation des commodit('.;s; 5° des crises industrielles; 6°de la rente, de l'intérèt et du profit; 7°tk la futilitè finale de l'utilité finale. Enfin huit pages de conclusion. Le premier chapitre est historique, de mèrne que le cinquicmc, et cc sont les deux plus intéressants du line pour les· nombreux lecteurs qui seraient, ainsi que William J\1orris, embrouill('.;s par la partie ('.;conomique pure. Ces deux chapitres sont traités de main de maitre. Dans le premier, l'auteur dècrit, du point de \'lie socialiste, l'éYolution de la propriété et des méthodes industrielles. L'hurnanit('.; a commence, dit-il, par vivre sous un régime communiste dont il c\'aluc la dur('.;c à 95,000 ans(!) en se basant sm les thfories préhistoriques du professeur Lewis J\lorgan. Il proclame cc régime communiste h condition normale d'existence :i laquelle l'humanité retournera bientôt, apres avoir rejet('.; le système capitaliste qu'il ne considerc que comme un court intermède. Il passe en revue le communisme actuel de la Nouvelle-Zelandc, du sud de l'Afrique, des Peaux Rouges, des Yillagcs indiens, des Polynésiens, etc. Il examine ensuite l'cscla,·agc qui, dit-il, détruisit le communisme et fa\'Orisa l'accumulation de la richesse dans les mains de particuliers, parce que ]'('.;change devint indi,•iducl de collectif qu'il était. Il nous fait assister au renversement du systémc purement esclavagiste et i l'avcncment de la dcuxiéme grande forme de production, c'est-a-dire i la production oper('.;e par une classe infèricurc que la proprieté individuelle avait créec. Ce chapitre est bien et clairement écrit, largement traité, et forme un excellent résume. Même elogc pour le chapitre cinq sur les crises industrielles, qui se termine par le paragraphe suivant : « Mais tandis que ces crises passer1t- passent - passent -et reviennent, èchappant au contrôle de la classe dirigeante qui ks ignore et les organise inconsciemment, le correctif est engendré par les conditions mêmes de l'époque. Chaque crise successive tend maintenant a un dc,·eloppemcnt plus grand du monopole industriel. Les petits organismes de chaque rneticr et de chaque commerce sont impitoyablement broyés. Les trusts, les com-
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