l,;::-1ÉCO::-1OMJSTE SOCIALISTE : M. LÉON WALRAS l Ï7 puisqu'il ne respecte pas cc fait économique, altérc le fait naturel économique, cc que l'on pourrait appeler l'être économique, et, puisqu'il ne respecte p:1s b liberté de b concurrence indiYiduellc, :1ltcre le droit économique des personnes morales, de b société, des individus unis en société, ce que l'on pou1-r:1it appeler le droit social. Or M. \\'airas est bien décidé ù ne pas se contenter d'une solution qui ne respecterait pas exactement :'t la fois l'être économique et le droit social. Puisque le troc de Gosscn :1ltcre à la fois les deux, il est éYidcnt qu'on n'en saur:1it jamais déduire selon les méthodes mathématiques ni une science économique ni les éléments d'un art soci:11où fussent exactement respectés l'un et l':1utre. Le troc jé,·onicn bisse :1u contr:1ire les deux troqueurs exactement identiques :'t eux-mèmes comme étant propriétaires, exactement libres comme étant concurrents : la méthode intérieure et la méthode extérieure de b nouYcllc science nous conduisent donc :·1 la fois ,'t choisir le troc jévonien pour le considérer comme l'opération la plus simple de toutes les opér:1tions économiques. L'économie politique pure, connaissant la loi de cc troc, en pourra, par des complications progrcssiYcs et croissantes, déduire scion les méthodes rn:1thérnatiques les lois de plus en plus cornplexes des échanges et la connaiss;ince de la richesse comme clic est. L\:trc .:conomique étant :1insi connu comme il est, la richesse ét:1nt connue comme clic est, il y aura lieu d'étudier le droit soci:11, il y aura lieu et il sera possible d'étudier comment la société doit s'org:1niscr ù l'égard de la richesse. La tùchc de la société, scion M. \Y:1lras, est double: pour s:1tisfairc l'intérêt commun, l'intérêt de tous les individus considérés en clic, considérés ensemble, elle doit produire la plus grande richesse possible; pour satisfaire les droits individuels de toutes les personnes morales consi<léréL:s sépan.:mcnt, clic doit répartir en justice exacte la richesse ainsi produite. Calculer autant qu'il se peut, scion les méthodes mathémati1ucs, les meilleurs moyens sociaux de produire la plus grande richesse sociale possible, en tr:1v:1il agricole, en travail industriel, en travail commercial, et dans les autres esp<'.:ccs de trarnil humain : tel sera l'objet des Etudes d'écouo111pieolitique appliquée, que 1\1. \Valras doit nous donner bicntot. Calculer pareillement les meilleurs moyens sociaux de répartir en justice exacte la richesse entre toutes les personnes morales, une fois qu'elle est produite la plus grande possible : tel est l'objet des présentes Etudes d'économiesociale. Cc dernier calcul se proposera deux fins, deux solutions successives : en effet, il nous faudra d'abord, comme les géomètres construisent des figures qui satisfassent à telles conditions données, nous I2
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