La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

I Î-+ LA REVUE SOCIALISTE ÉCONOMISTE SOCIALISTE M. Léon Walras cr) En étudiant les phénomènes économiques généraux relatifs soit aux États soit aux indiYidus scion les mcthodes mathernatiqucs, M. Léon \Valras a vraiment instaure une science. Il nous en a donne les elérnents dans ses Éléme11tsd'éco11olllpÎeolitique pure (2) et, comme nous avions la mecanique mathématique, la physique mathematique, aussi exactement et dans le même sens nous ayons à présent l'économique mathématique. Pour que cette science nouvelle fût possible, il fallait qu'elle satisfît à cette condition intérieure, que son objet ne fût pas étranger à ses methodcs; or les phénomènes cconomiques, même à ne considerer que ceux d'entre eux qui sont gcnéraux, nous sont donnés, en un sens, très hétcrogénes : il fallait, de ces phénomènes hetérogénes, abstraire les éléments hornogénes à qui seuls conviennent les méthodes mathématiques. Pour que cette science possible se pût commencer, il fallait, de ces éléments homogènes, encore très complexes, abstraire et choisir les notions et les principes les plus simples. L'économique mathémathique, telle que M. \Valras nous la prescnte, satisfait à ces conditions : Elle suppose, par exemple, une concurrence exactement libre qu'exerceraient des individus exactement cgaux entre eux, ou, pour mieux dire et parler tout à fait exactement, de la concurrence telle que nous la connaissons, très souvent faussée par des contraintes et par suite hétérogène, exercée par des individus non pas seulement variés mais inégaux entre eux, elle abstrait une concurrence homogène (1) Éludes d'êco11011s1oiceiale(Tbéorie de la répartitio11de la l'icbessesociale). - Lausanne: F. Rouge, libraire-éditeur, 4, rue Haldimand; Paris : F. Pichon, imprimeur-éditeur, 24, rue Sou ffiot, 1896. (2) Troisième édition. - 1896.

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