REVCE DES KE\'CES dans son article lk la ~OC\ïèl.LE RE\'L;Edu rcr dcccmbrc r896 Oll clk étudie l'A11 l'11iri/11111nriagc. Pour i\I111c Sch111ahl,toute l.i question fcministe semble se rcsouJre .i ceci : accorder .i l.t femme d,111, le m.1ri,1gc un plus gr,rnd respect de son indi\·idualité, mais rcprouYcr l'union libre qui !.tisse ù l'homme tous les droits et :i la femme tous ks deYoirs. C..:ttc question scion nous est distincte du féminisme. Celui-ci est l\:nsemble des rcn:ndications qu'un ccrtain nombre d'êtres humains élèYcnt contre la socictc qui les lèsc ct ccl:i est d'ordre social. Quant aux rapports de ces êtres humains entre eux, i1leurs contrats, ù leur mode d'existence, cela est d'ordrc moral et doit être au moins étudiè séparément. Le fcminisme ne s.wrait se borner :i Li recherche d'un nou\'C,1u contrat dL:mariage. « Librrlé et Justice, écrit [\[me i\lary,1 Chéliga, Yüil.'1 Cil deux mots l'essentiel des rc\·endications féministes de notre èpoque ». 'est-cc pas par la ,·ertu de ces deux noms que se firent en tous temps progrés et rérnlutions, que s\·ffcctllc cctte marche à l'idéal qui entraîne l'humanitc? .. * ,. A l'Uni,·crsitè nou\'cllc de Bruxelles dont il est le recteur, notre saYant ami Guillaume de Grcef prononc.1 n:ccmment d.111sla scancc solennelle de rentrée un rem.1rquable discours qui nous par\'icnt cn brochure et mcriterait une an.il\'sc minutieuse. Essa\·on, au moins d'en indiquer les grandes lignes. C'est moins un Liiscours qu'un mémoire sur/' E11seig11m1mi1l 1/égrnl el ln philosophieposilhx, l'exposé prccis <l'une pèdagogie, d'une philosophie, l'explication de la belle œune tcntèc par l'UniYcrsitc noun~lle. Point de longues périodes oratoires, point de mots retentissants, d'images cclatantes, mais une men·cilleuse méthode, de la netteté, une gr.rndc crudition et surtout l'ardente foi de l'homme d'ctudes et de devoir. Apres aYoir esquissé une histoire de l'enseignement, montré comment dans toutes les sociétés di\'isécs <.:ncastc~, puis en classes, l'éducation des enfants est subordonne<.: a cette diYision 1111'.:m<co.:,mment les pri,·ilegiés de la naissance sont aussi les pri\'ilégiés d<.:l.i science; aprt:s a\'oir dans le passé indiqué les aspirations libérales de \'ictorin d<.:Fcltrc, de. Rabelais, d'Érasme, de Ramus, l'orateur s'arrête quelque peu a l'œunc d'un pédagogu<.:du dix-scpti0rnc siéclc, J .-A. Comenius qui, comme Th. r-.Iorus, « de\':lllçant de plusieurs sièclcs les legitim<.:saspirations du socialism<.:contemporain, fixa CL'ttefonnulc: Le jour a vingt-quatre heures que nous de\'ons di\·iseren trois parties: huit heures pour le sommeil, huit heures pour les loisirs et huit heures
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