CHRONIQUE DES CONCERTS l'autre russe; celui-ci chanté par des soldats russes accompagnant la mélodie plus douce des conducteurs de la caravane. Les deux chants se mêlent un ir1stant, cadencés au pas des chameaux et des che\'aux, puis decrescendo, la caravane s'éloignant, s'effacent, se perdent dans l'immensité du grand désert. Cette Esquisse de Borodine et la Cha11sondu Berger de S11égourotchha (Rimsky-Korsakofl), une mélodie populaire également ( d'allure populaire tout au moins) sont les deux pièces les plus intéressantes qu'a fait entendre M. 'Ninogradsky. Les DansesdesBayadères tirées de Feramors (Rubinstein) sont comme tant d'autres, ni mieux, ni pis, et l'I11trod11ction et la Polo11aise de Boris Godo1rnoff (Moussorgski) ont paru bruyantes plutôt que brillantes. :Malgré cc programme, somme toute, peu intéressant, M. vVinogradsky a été acclamé, et l'orchestre Colonne a été admirable sous sa direction. :" décembre 1896. J.-G. PROD'HO~IME. Dans le fascicule d'octobre, la Riuista 11111sicait}aeliaua, qui termine ainsi sa troisième année d'existence et forme déjà trois beaux Yolumes de 850 pages chacun, répertoire inestimable de toutes les publications musicales ou musicographiques européennes et extra -européennes, publie : une étude de L.Torri, sur Vi11ce11::;_o Rutf 111adrigalisleaco111positodrie111usicsnacrad<'slecoloX VI; de M. Griveau, l'i11terprétatio1a1rtistique de l'orage, étude citée ci-dessus; de G. Robcrti, la 11111siuceagli autichi exerciti saba11di; de R. Gandolfi, alcu11e co11sideraz.io1in1tioruo alla rifor111a111elodrn1111uatipcraoposito di Gi11iioCacci11i detto Ro111a110; d'A. Ermt, les Représeutatio11dse Bayreuth; d'O.-G. Sonneck, la 1111ovranppresmtaz.io11e del Don Giovanni, di Maz.art a Monaco (Münich); de G. Tebaldini, Egar Tinel, le· compositeur belge qui vient de succéder il F. Kufferath au Conservatoire de Bruxelles. L'Ouvreuse du Cirque d'Été (Willy) vient de publier chez Flammarion : Notes sans portées, histoire humoristique de la dernière sr,ison musicale (dessins de Engels); et M. G. Robert: La Musique ti Paris (1895-1896), chez Fischbacher.
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