LA RE\'UE SOCIALISTE surprendre le progrc.'.:dsans mon cerveau. Cet espoir ne me laissa pas un long rc.'.:pitL. e souvenir du dc.'.:lircalcoolique qui a\·ait porte.'.à: leur comble mes tortures me revint avec tant de netteté que je fus certain que b folie serait cela. Oui, clic serait le cauchemar continu, elle serait mon crime et mon remords intensific.'.:s.Et je redoutai ce que j'avais tant cspc.'.:rc.'.: .. \vec u11ceffroyable luciditc.'.:j,'observai ses progres en moi. Cc n'c.'.:taipt lus seulement en songe qu'un spectre lamentable de vieille frmmc· me harcelait de sa poursuite acharncc. M0me dans l'état de veille, je me mais sur le spectre, un couteau à la main, je recommençais mon crime et l'achevais, pris d'un épouvantable vertige, en violant cc cadanc en putrc.'.:faction.Ces affreux spectacles revenaient sans cesse devant mes yeux, à intervalles toujours plus rapprochés. Devenu sensible:\ mes yeux, mon crime le devint aussi à mes oreilles. Quand les visions s'c.'.:taienteffacées, j'entendais retentir des menaces affolantes et des plaintes plus affolantes encore. Puis, les sccncs d'horreur, muettes jusque-là, s'emplirent de ces cris où je reconnaissais la voix de ma victime. Je n'c.'.:taispas encore au bout. Un libc.'.:rétant mort, je fus charge.'.d:e l'ensevelir et d'aider:\ l'enterrement. Je rapportai sur moi l'odeur de cc cadanc, et dc.'.:sormaisclic ne me quitta plus, érnqua plus frc.'.:quemmenlt'hallucination, et dc.'.:lsors mon supplice ne connut plus de limites. P.-5.-Dans mes courts moments de repos j'ai écrit cette confession sinci.:re. Je suis sur le chemin de l.t folie, et Li folie sera pour moi un redoublement de tortures. Puisque je n'.1i plus rien à espérer, sinon de souffrir sans utilité pour personne, puisque ma comcience implacable me refuse l'oubli et le repos, je me libi.:recomme je puis. Ceux qui plaindraient ma mort n'auraient véritablement p,1spitié de moi. EUGÈX'E FOURNIÈRE.
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