LE SOCIALISME EN 1896 en effet avec eux des principes, des ennemis, des intérêts communs. Avec eux nous désirons,::\. l'aide du bulletin de vote améliorer les lois • ' ' de manière::\. garantir::\. tous les citoyens le droit de penser, de parler, de se réunir, de s'associer, de défendre et de propager leurs opinions; avec eux nous voulons affr~nchi r les consciences du joug que fait peser sur clics l'autorité d'une Eglise officielle ou le despotisme de certains patrons; avcc eux nous pouYons encore traYailler a faire a la classe ouvrière une existence digne d'être vécue, a distribuer plus équitablement les charges qui écrasent les pauvres au profit des riches, à entraver les progn'.:s e1wahissants de la féodalité financière, à rendre la justice moins dépendante, moins chère, moins partiale, et l'éducation publique plus accessible a tous les enfants, que sais-je enfin? à perfcctionne_r l'égalité civile et politique et même a réduire l'inégalité économique. « Ce n'est pas renoncer a notre idcal ·que d'appuyer toutes les réformes qui \'Ont dans le sens de notre idéal. C'est conclure un traité de puissance a puissance que de dire::\. ceux d'entre vous dont le programme coïncide en partie avec le nôtre : « Réalisons ensemble les mesures sur lesquelles nous sommes d'accord. » - Nous ressemblons, eux et nous, a des voyageurs qui suivent une même route; les uns entendent s'arrêter à un certain point qui n'est pour les autres qu'une première ètape. ?-.fais rien ne les empêche de cheminer jusque-là côte ::\c. ote, en sachant qu'ils devront se séparer une fois arrivés au terme que se sont fixé les premiers. » Ainsi le socialisme a parlé aux partis bourgeois; et tandis que•les conservateurs de toute nuance (monarchistes, opportunistes, cléricaux, peu importe le nom) se concentrent partout pour la defense de leurs antiques privilèges, partout aussi il se produit dans la fraction la plus progressiste des partis bourgeois (démocrates, radicaux, populistes, etc.) un flottement, une hésitation, une scission. Les uns retournent grossir les rangs de la grande armée réactionnaire; les autres, moins timorés, plus conscients de l'évolution inévitable qu'imposent a la société les changements survenus dans l'industrie et les jus tes réclamations des foules, se joignent, sans s'y fondre, à' la grande armée socialiste pour aider à ce mouvement vers le mieux-être qui est pour tout cc qui vit, individu ou collectivité, le signe et la condition même de la vie. II Telle est aujourd'hui, partout ou il existe, la position du parti socialiste par rapport aux groupements représentant d'autres tendances. Si nous avions le loisir de le suivre de contrée en contrée, nous le trouverions marqué dans chaque nation d'un caractère particulier :
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