MOUVHIE'.:\T SOCIAL Que la détermination de la moyenne de la n.:munération d des heures de traYail résultera seulement de l'union internationale des exploités, etc... • Quant aux résolutions votées :i. cc Congrès de Paris, nous ayons le regret de constater, qu'à part le vote de la mise ù l'index de toute maison qui se déplacera pour diminuer le prix de la main-d'œuYrc, - les résolutions affirmatiYcs sont trop vagues (règlementation du traYail, coopération de production), et que les négati\'cs sont trop opportunistes (travail au sy.stèmc ou di\·ision du travail, - affiliation des corps de métiers similaires). Cc troisiéme Congrès a encore été plutôt un congrès d'organisation, d'échange de nies, souvent répétées en termes différents par les divers orateurs. Cependant, publiéés dans cc compte rendu qui ne fait grâce clé rien, toutes ces Yues sont de nature a frapper les esprits et a les co11Yaincreque, l'autonomie la plus grande étant laissée aux groupements nationaux, régionaux et locaux, ces derniers comprendraient bien mal leurs intérêts corpor.1tifs et individuels, en s'imaginant conquérir la sécurité en dehors de l'unification des salaires et des conditions du travail ou avoir désormais des gré\'cs yictoricuses en dehors de la solidarité ouvriérc internationale. La première conférence internationale des « ouvriers en cuirs et peaux » qui s'est tenue :i Berlin en aoùt dernier a décidé de s'entendre avec la fédération universelle des g:rnticrs. Nous estimons qu'en son prochain Congres la féd°ération des gantiers agirait sagement en revenant sur le vote malheureux qui, malgré les efforts des délégués français Verhaert, Giroud, Condayras, a exclu de son sein les corps de métiers similaires. Il faut qu' « ou\Tiers en cuirs et peaux» et« OU\Tiers en gants >> s'unissent étroitement. L'avenir est aux fédérations internationales de syndicats qui sauront être puissantes. Malhcmeusemcnt le monde ouvrier est aussi divisé que le monde politique, et le prolétaire ne ménage pas plus son délégué économique au syndicat que son délégué politique au Parlement. Méditez ce mot mélancolique du citoyen \Vasner, le délégué allemand au congres gantier de Paris: « Manger le pain des capitalistes est une chose trés dure pour le prolétaire, mais manger celui qui est fourni par les organisations ouvricres à ceux qui les dirigent, est encore plus dur, car les ouvriers so11pf lus i11gratsque lescapitalistes. J> Les Missio11sdn Musée Social. Cette annce comme l'année dernière, une donation spéciale de M. le comte de Chambrun, fond~teur du Musée social, Yient de permettre it cette Socicté d'organiser des missions d'enquêtes soci3les il l'étranger. . . Une première mission sous la direction de M. de Rous1ers, auteur de la Vte Américaine et de ]a Questio,;ouvrirre w A11glelerre, accompagné de MM. de Carbonnel,
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