6q LA REVUE SOCIALISTE Les départemcnts qui comptent le plus de syndicats sont: t1 Seine, 776, 383 p.nronaux, 3+6 ounicrs, 3-f mixks et 13 agricoles; le Rhône, 221, dont 71 patronaux et 123 ouvricrs; ks Bouches-du-Rhône, 221, dont ï7 patronaux et 109 ouvriers; le 1\ord, 175 ; la Gironde, 165 ; la Loire, 1 58; l'Isère 139; la Loirelnféril.'ure, 128, etc. Ceux qui comptent le plus d..: syndiqués sont: la Seine, 287,358; le Nord, 36, 4 3-i; le Pas-de-Calais, 33,.po; le Rhône, 30,709; lcs Bouches-duRhônc, 29,.192; la Gironde, 23,9 4 3; la Loire, 23,220, etc. Les départeme11ts où les syndicats se sont le plus développés d'une année à l'.1utre, sont: la Seine, 30; Indrl.'-ct-Loire, 28; l'Isère, 20; les Dcux-Sènes, 15; la Loire, 1 3; la Hautc-\'iennc et Seinc-ct-Oisc, 12'; le \'ar, 10, etc. Les industries cont..:nant le plus de syndicats sont : l'agriculture, 1,188; la vitiŒlture, 32.f; la bout111gerie, 222; l'imprimerie, 17 4 ; la pharmacie, 169 ; la métallurgie, q8; le ·tissage et fil,nure, 129; la menuiserie, 120; ks boissons, 11, ; b chaussure, 107; la médecine, 102, etc. Les professions représentées dans ks syndicats sont au nombre de 590. Le troisie111Ceo11greis11ler11atio1diaella Fédérntio11i11ter11atio11daelse ouvriersg1111liers. - Cette fcdération a deux organes mensuels officiels, l'un, rédigé en langue allemande, rlerHn11dsclmlJ111ac!Je1·, et l'autre, ,~ Ga11tier, en langue française, par le citoyen E. Grange, r 38, rue de !'Hotel-des-Monnaies, à Bruxelles. Le citoyen Grange, qui est aussi sccrctairc gcnéral de la Fcderation, Yicnt seulement de faire paraitre en un Yolume compact de 276 pages le compte rendu du troisicmc Congres international des ouHiers gantiers (r), qui se tint à Paris du 10 au 18 novembre 1895. Le peu Je place dont nous disposons dans ce trop succinct bulletin social ne nous permet pas de narrer et les précieux renseignements économiques donnés sur l'industrie gantière des diYcrs pays et le detail des discussions toujours élcvees, même quand elles aYaicnt pour objet le traintrain administratif de la fédération. L'Internationale ctant considérée comme cc la mcre bienfaisante des traYailleurs », la minoritc d'ouvriers gantiers de chaque nationalité qui sont fédcrés n'a pas de plus pressant devoir que de démontrer aux indi\'idualistcs isolés et aux égoïstes syndicats nationaux : Que le mutualisme simplement local, regional ou national, même poussé jusqu'au pl us gencrcux altruisme, est insuffisant pour faire hausser et maintenir les salaires, c'est-à-dire le capitalisme ne renonçant jamais à ses prébendes, pour forcer tous lc.:s patrons à vendre q uclq ucs sous de pl us les gants, « objets de luxe » ( 2); (1) o fr. 25 l'exemplaire, chez le citoyen Grange, il Brnxelks. (2) En Allemagnl! seulement b majorité des g,mtkrs aur.1it adh.:ré ,1 la F.:dération internationale. Les autres nations représentées au Congrès de Paris étaient l.t Belgique, l'Italie, la Bohême, la Hongrie, l'Autriche, l'Espagne, le Luxembourg, le Danemark, la France.
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