La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIV- vol 02

MOUVEMENT SOCIAL 501 chômage par an; mais en temps de crise et quand le nombre de demandes de secours est considérable, la commission directrice est autorisée a réduire le taux des allocations en s'en prenant d'abord aux célibataires. Le secoÛrs est garanti a toute personne sans travail ; les personnes incapables de travail par suite de maladie ou d'accidents, n'ont pas droit a l'aflocation; il en est de même des grévistes. La commune verse au fonds d'assurance au maximum I fr. 95 par an et par membre. A. V. RECTIFICATIONS Le citoyen Keufer, délé.gué de la Fédération Française des Travailleurs du Livre au Congrès de Londres, m'écrit que, sans être collectiviste, il n'est pas non plus, comme nous l'avions cru, « partisan de l'ancienne idée conservatrice : l'ouvrier ne doit pas faire de politique. » Voici, d'après lui-même, lès paroles qu'il a prononcées: « Nous ne repoussons pas d'une manière absolite l'action politique; mais, selon nous, elle doit se faire en dehors du syndicat, sous la responsabilité individuelle de ses membres.» Je ne demande pas mieux que de donne/ ainsi la nuance exacte de la pensée du citoyen Keufer, et je souhaiterais (me permettra+il dè le lui dire?) qu'il n'y eût pas d'inexactitudes plus graves dans le Rapport qu'il a adressé a ses mandataires. G. R. A propos du Congrès de Londres, réparons encore une omission Le citoyen Brousse s'est associé a tous les actes de la minorité française. G. R.

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