LA REVUE SOCIALISTE Construit par l'initiative privée, il deviendrait une spéculation financière ordinaire, dans laquelle les bénéfices des actionnaires seraient en raison directe de l'exploitation du personnel et des Yoyageurs. Le i\1étropolitain communal, au contraire, pourrait être un excellent terrain <l'expérience socialiste. Pour les voyageurs, réduction de tarif; tous les travailleurs, que les exigence~ de leur traYail obligent à des deplaccmcnts actuellement très coûteux, en tireraient un bénéfice immédiat. Le développement des moyens de circulation est une des nécessités de la vie moderne et de la vie sociale normalement organisce; à Paris, tous les habitants souffrent de ne pouvoir aller et venir librement : mais qui, plus que le<; salariés, les employés, les ouvriers, tous ceux qui n'ont ni rentes, ni traitements? Pour le personnel, le i\[étropolitain communal permettrait l'application des principes du socialisme, en cc qui concerne la durée Ju travail, la quotité du salaire, l'emploi des excédents de recette, le recrutement, l'avancement, la discipline, etc... Le ser\'ice public dc\'icndrait le type sur lequel les autres entreprises similaires seraient bientàt amenées à se modeler, de même que les prix de série édictés par la ville de Paris sont devenus, bon gré mal gré, la rJgle de l'industrie pri\'éc. En résumé, le i\[étropolitain est un service public, dont il est urgent de pourYoir les Parisiens. Il doit être communal, par conséquent, d'une exécution facile et rapide, sans incertitude sur l'équilibre des recettes et des dépenses, - c'est le seul moyen Je désarmer l'hostilité de l'État et d'échapper aux tentatiYcs des financiers, - par conséquent aérien .. \insi parait l'aYoir compris le Conseil municipal, en \'Otant le dernier projet. i\[aintenant, de cc \'Ote, encore trop platonique, voudra-t-il faire une réalité? i\[AURICE CHARNAY.
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