La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIV- vol 02

LA REVUE SOCIALISTE poser que a soit >a', ~<[3', •; > i, o<èl', ... il n'y a qu'à reporter sur (B) ce qu'il y a de trop en (A), q_u'àreprendre à (D) ce qui manque en (C), ... et ainsi de suite, c'cst-à-,dire à modifier les offres a, ~' ·;, a,... pour les égaler aux demandes a', ~,, /, a', ... L'économie politique pure est ainsi tn;s simplifiée. On simplifierait de même beaucoup la chimie théorique en supposant que tous les corps sont de l'hydrogene à des états moléculaires différents; seulement, on se heurterait i quelques difficultés dans la chimie industrielle; c'est pourquoi il vaut mieux admettre la multiplicité des éléments chimiques. Et de même en économie politique. Si, comme cela a lieu dans la ré:ilité, les divers produits (A), (B), (C), (D), ... résultent de la combinaison d'un nombre indéfini de services producteurs fonciers, personnels et mobiliers d'espèces diverses, non absolument substituables les uns aux autres, les prix de ces produits en l'un d'entre eux (0) sont les quantités respectives de (0) qui auront à s'échanger contre I de (A), I de (B), 1 de (C), I de (D), ... et la hausse de ces prix en cas d'excédent de la demande sur l'offre, ou leur baisse en cas d'excédent de l'offre sur la demande, devient le ressort essentiel de l'établissement de l'équilibre économique et de la distribution des produits. Elle le devient en agissant à la fois sur la demande, pour la faire diminuer ou augmenter, et sur l'offre, pour la faire augmenter ou diminuer en raison de la hausse ou de la baisse des prix des services résultant de la hausse ou de la baisse des prix des produits ( 1). (1) Il n'est pas facile de donner en quelques lignes une idée exacte et surtout une image fidèle de cette équilibration du système économique par la hausse et la baisse des prix, dans l'hypothèse où les services producteurs sont multiples et divers, et cela à cause des actions et réactions qui se font d'un service à l'autre, d'un produit à l'autre. Cependant, voici une illustration géométrique qui ne néglige que des détails secondaires et qui même sera tout à fait rigoureuse pour peu qu'on veuille bien se figurer les courbes à l'état flottant comme si elles avaient oscillé pendant qu'on les photographiait. Ces cou,bes de demande et co11rbesd'offre sont rapportées à deux axes : un axe des q11a11/ités vertical et un axe des prix horizontal. La courbe BB est relative !i. un produit, le produit (B) par exemple. Une quantité O O a été fabriquée au hasard et s'0ffre sur le marché à un prix O 7t crié au hasard. A ce prix la quantité demandée de (B) est 7t~- La demande étant ainsi supérieure a l'offre, on fait la hausse de O 1t il O 1t', prix auquel l'offre et la demande sont égales et qui es~ prix de vente. Mais le prix de revient étant OPb supérieur a 01t', il y a perte pour l'entrepreneur, et la quantité fabriquée diminue de O O à Pb O' pendant que Je prix de vente s'élève de 01t' à OPb, Il y a alors équilibre du marché pour le produit (B). De même pour les autres produits. La courbe TT est une courbe de demande relative à un ser\'ice, le service (T) par exemple, qu'on peut supposer être un de ceux qui entrent dans la confection du produit (B). La courbe QR est une courbe d'offre relative au même serv:ce (T). A un prix OP,, crié au hasard, l'offre étant supérieure à la demande, on fait la baisse de OP, à OP;, prix auquel l'offre et la demande sont égales. Il y a alors équilibre du marché pour Je sen·ice (T). De même pour les autres services. Montrer comment la courbe de demande 13B du produit (B) et la courbe d'offre QR du service (T) se rattachent aux courbes d'utilité de ces produit et service, et

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