MOUVEMENT SOCIAL dans un avenir assez rapproché, faire passer au Parlement une loi qui lui permettrait de faire des traYaux pour d'autres administrations publiques. Depuis la création du Commitee, présidé par M. H. \\Tard, cent huit entreprises étaient terminées au 3r mars 1896. Les deYisdéfinitifs et minutieux des départements intéressés accordaient 383,538 livres, le \\' orks Department a fait les trav:tux. pour 378,533 livres. D'autre part, à la même date, le Département avait pour 354,701 liHes de \ra,·aux commencés. Les travaux dont nous venons de parler sont ceux qui permettent des de,·is préalables, c'est-à-dire ceux dont la nature et la quantité sont bien déterminées. Il y a en dehors de ceux-ci ks tra,·au;,; de réparation dont l'estimation ne peut généralement être faite que h:: travail terminé (les jobbing works). Pour corn battre certaines allégations prétendant que pour ces traYaux l'industrie privée eùt été plus économique, le County Council décida de faire une expérience. Le School Board de Londres possédc, pour les travaux d'architecture à accomplir .iux écoles, des tarifs généralement admis et tri:s détaillés. On décida de les adopter. Pour les traYaux de métallurgie et autres, on prendrait les derniers prix demandés au L. C. C. par les entrepreneurs. Les estimations furent faites aYec le plus grand soin pendant 12 mois et le résultat fut le sui,·ant : Estimation d'apri:s les tarifs adopt<'.:s: 26,927 livres; coùt des travaux par le \Vorks Departmcnt 2-1,787 liHes, soit une différcncl.: de 2, qo livres. BELGIQUE Ln grevegé11éraldeesme111is1iers. - En r872, tous les corps de métier de Bruxelles obtinrent l'un ap1:ès l'autre soit des augmentations de salaire soit une diminution des heures de travail, soit l'un et l'autre. On était au lendemain de la guerre franco-prussienne ; l'ounage était abondant et les patrons se disputaient les ouvriers. \'int le ralentissement des affaires; les corporations fortement organisées ne laisscrent ni réduire les salaires ni augmenter les heures de travail de leurs membres. Enfin, autre fait qui mérite d'être mis en éYidence, les salaires n'ont pas ou presque pas subi de diminution dans les corps <le métier où la journée de traYail n'était que de dix heures. Cela prouve une fois de plus que la durée du traYail et les salaires sont en rapport inverse. En 1872 ou 7 3 les menuisiers crurent habile de ne réclamer qu'une augmentation du taux de salaire par heure. L'expérience leur a démontré l'inanité de cette satisfaction momentanée, car un patron ne manque pas de prétextes économiques pour diminuer les salaires, tandis qu'il n'en a pas pour augmenter, sinon exceptionnellement, le nombre d'heure~ du travail quotidien. Aussi, mieux avisés, les menuisiers réclament aujourd'hui non seulement 50 centimes par heure, mais la journée de 10 heures, soit un salaire de 5 francs pour ro heures de traYail. Grâce à l'appui éner-
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