CHRO~IQUE MUSICALE ks rêglcs pt'.l:antesques des maitres, en conjurant ceux qui l'entourent de garder toujours en eux « le Sai11t-E111pil'e d l' Art nllema,ul », Sachs parle-t-il en son nom ou bien au nom de celui qui l'évoqua en une apothéose magnifiqu.e, sublime? M. Edmond Barthélemy s'est chargé Je la partie musicale. Un « Essai d'esthétique de la Comédie musicale », qu'on a pu lire l'année Jerniêrc dans le Mercure de Frn11ce sous sa sionaturc est reproduit , 0 ' avant la traduction; le commentaire musicographiquc suit, concurrcmment ù l'annotation philologique, et pas ù pas, le texte du poémc. Certes, cette disposition est fort ingénieuse, qui permet à chaque instant d'étudier et le texte littéraire et l'orchestration. Mais clic a l'inconvénient de disperser trop la somme énorme (résultat d'un tra,·ail prodigieux) des documcôts de toutes sortes qu'on y a accumulés. Je souhaiterais qu'un Index, :i la fin du Yolume, permit au lecteur dési- _ reux de se renseigner sur tel ou tel point, sur la façon dont se passaient les examens pour l'obtention du titre dc « Maître i,, par exemple, ou sur Hans Sachs, sur chacune des nombreuses questions historiques ou philologiques élucidées, a\"CCquelle sagacité! par M. de Brinn'Gaubast; je souhaiterais, dis-je, qu'un fil d'Ariane aidit le curieux ;\ trouver sans peine tout cc qui se rapporte ù l'objet d'uuc recherche particuliérc. C'est un travail prodigieux, ai-je dit; et pour se convaincre de • cette affirmation, il suffit de parcourir la longue Bibliographie (Appe11dice II) qui termine le Yolume; et il suffit d'ouHir n'importe qucilc page pour constater que 11011 seulement MM. Brinn'Gaubast et Barthélemy en ont copié les titres ( r), mais bien qu'ils les ont longtemps pratiqués, 111allipnlés, si j'ose dire. Ils ont étudié l'histoire de Sachs et des Maitres dans leurs œm-rcs et dans leurs traités théoriques, dans leurs historiens les plus autorises, reprenant pour leur compte l'étude que dut faire \1/agner lui-même pour revivre la Yicille Yic nurcmbcrgeoisc. VoiL'tun procédé de traYail qui répugnerait à plus d'un, mais, comme je le dis aillcurs(2), ce genre d'études est cent fois plus fécond que nombre d'élucubrations, peut-1:tre trés littéraires, mais si peu littérales qu'elles travestissent toujours la pensée de celui qu'on prétend etudier sans être aupara\'ant suffisamment préparé à cc labeur. Nul ne pourra faire de tels reproches aux commentateurs-traducteurs <les Maitres-Cha11/e11rs et de la Tétralogie. Leur méthode de travail est la seule vraie, la seule féconde, et puisque perso1111e ( n France •bien entendu) n'a encore entrepris œuYrc aussi originale et aussi considérable, je voudrais que MM. Louis-Pilate de. Brinn'Gaubast et (r) C'est ur,e merhoùc dont sont coutumiers certnins bibliographes. (2) \'oyez pn!fa.:e ùu Cycle ]Jerlio:;__.
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