La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIV- vol 02

REVUE DE LA PRESSE ÉTRANGÈRE 335 situation. Analyse de l'œuYre de principaux groupes d'études moralcs et des plus notables journaux : la « Social Démocratie Fedcration (J usticc), l' Indepenclent Labour Party, le Clarion ».) - Hans Schmi.d (Lyss. Suisse). Le mouYement politique et social en Suisse. (La « libre <lcmocratie » de la Suisse laisse encore place à des scandales qui méritent le premier rang dans les annales des ignonimics judiciaires.) . - Studios'..1S. A l'étude, ouverture académique. (Article scolaire. L'l~tudiant ne prend plus part a la Yic.:politique 0U\'Crte. Il se prépare ,t cette vie politique om·erte en étudiant, dans le silence du cabinet, les problérnes sociaux.) No 12. - Docteur Benno Karpcles (Londo·n). Les résult:i.ts d~ la statistique du tranil. (Difficultés des statistiques. Leur établissement, leur interprétation. Les statistiques dites officielles sont insuffisantes. L:i. connaissance de la condition sociale et matérielle des classes tra \·ailleuses est nécessaire; cette connaissance, on ne l'a pas. Autant l'a,·ouer. Comment l'acquérir? Par des statistiques sérieuses, œuHe des traYailleurs eux-mêmes. La méthode descriptive pure a produit dt:s chefs-d'œune littéraires (A11 bo111Jeur des Dames, Ger111i1inl, d'Émile Zola). Cette méthode peut satisfaire des dilettantes, non des rélormateurs sociaux.) - Hans Schrnid (Lyss. Suisse). La lutte pour les salaires et les gréves en Suisse depuis 1860. (Interprétation des statistiques. Remarquables considérations sur la valeur morale des grèYes ounières.) - M. B. Le travail des femmes en Angkterre. (Statistiques - trés périll_euses à interpréter comme toutes les statistiques; - on y trouYe ce fait que de 1881 à 1891 les jeunes femmes ( 10 ans a 2 5 ans) sont bien plus employées ( r 22 en plus pour 10,000) que les femmes âgées (60 seulement en plus de 25 a 45 ans, de 111 à 230 au moins de 45 à 65 ans et au-dessus). - Docteur E. Ehrlich (Vienne). La question des étudiantes. (On a dit depuis longtemps que si les passions et les préjugés ctaicnt intéressés à la démonstration du carré de l'hypothénuse, cc théorème serait encore en suspens. C'est ainsi que la question des étudiantes pend encore; le docteur Albert de Vienne n'est pas féministe à ce sujet : « Peut-être, dit-il, y aura-t-il par hasard une femme, une seule, capable de taire de bonnes études (de médecine, par exemple); il n'y a pas là de quoi s'echauffer contre. >i Le docteur Albert pardonne donc aux etudiantes, mais son pardon est fait de mépris. C'est contre cette attitude que proteste l'auteur. On remarquera que, puisque tout le

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==