La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIV- vol 02

A PROPOS DU COXGRtS DE LO~DRES 329 Je me borne à deux obscn·ations: 1° Cc n'est pas moi, c'est Millerand qui, dans son discours au Congri:s, a mentionné la dt'.:claration de cc qu'il a nommt'.: « le journal officiel de l'anarchisme ». La protestation ci-dessus de\-rait donc s'adresser à l'orateur, qui ne sera pas en peine de ~•ous rt'.:pondrc, et non à celui qui a rclatt'.: ses paroles. 2° J'ignore il quel article il faisait allusion; mais il me paraît avoir eu le droit de dire ce qu'il a dit; car voici un passage qui a paru dans le 11° 12 des Temps No1m•nux, à la date du 2-J. juillet 1896, et qui prouve suffisamment les dispositions que les anarchistes Jpportaient au Congri:s : « PETITE CORRESPOXDA?-:CE, A. B., û Po11lil'I. - Vous m•e~mal saisi l'i11tmtio11 des camarades qui v,:ule11taller nu Co11grisde Lo11drcs.ils y 1.•011p/our forcer les socinl-dhnocrates ci s,· déclarer c,· qu'ils s011!,d,: purs politicic11s;il 11e s'agit pas d'y alla m 111mdia11ptsour s'y Jaire accepter. CERTAINEMEXT, AU FOND, NOUS NOUS MOQUONS DE TO'CTE ESPkE DE CONGRÈS ET DE RÉSOLUTIONS. » Agréez, je vous prie, mes salutations empressées. G. R. Ajouterai-je que cette attitude est parfaitement conforme aux thfories anarchistes et en particulier aux livres de M. Gra,·e, qui, l'an dernier encore, ayant condamnl'.: « le socialismesa11sdisli11ction d' Jcoles », n'avait vraiment que faire en un congrès socialiste? Cela dit, je ne répondrai rien de plus i un ad,·ersaire à qui j'en veux surtout de m'aYoir forcé i l'estimer moins et je laisse le public juge de cc que j'appellerai, pour rester courtois même avec qui ne l'est pas, l'étrangeté de ses proccdés. GEORGES RE:-.IARD.

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