THÉORIE DE LA PROPRIETÉ 23_ THÉORIE DE LA PROPRIÉTÉ (SUITE ET FI~) 8. Voilà la théorie de la propriété fondée sur la justice. Au point de vue de l'intérêt, il importe que les facultés personnelles, leur trava-il, leur salaire, le capital épargné sur le salaire, son profit et son intérêt appartiennent à l'individu, parce qu'ainsi on donne à l'homme., pour l'exciter au travail et à l'épargne, le stimulant du besoin et du désir de la consommation, et parce qu'on laisse s'exercer, sans barbarie (puisqu'on réserve sa place et son rôle à la fraternité intelligente), la force de la sélection, le plus grand fait, sans contredit, avec celui de l'existence et du role des microbes, que la physiologie ait mis en lumière dans notre siècle, et grâce auquel l'humanitc réelle tend a se rapprocher de son idéal actuel et peut-ètre à concevoir. un autre idéal ultérieur. D'ailleurs, pour que la totalité des facultés personnelles et de leur produit appartienne à l'individu, 11 faut bien que l'État possède les terres et trouve dans leur fermage les moyens de subsister et la source des capitaux qui lui sont nécessaires. Et, de fait, l'attribution des terres à l'État résout, en la Sl,lpprimant, la question de l'impôt. Au nom de l'utilité, comme de l'équité, je fais donc tomber dans le domaine individuel, avec les facultés personnelles, les capitaux créés avec des salaires. Je considère qu'un intérêt urgent, pour une société arrivée au régime industriel et commercial, est de posséder une masse énorme de capitaux engagés dans l'agriculture· et dans l'industrie prop'rement dite. Or, ces capitaux ne peuyent naître que de l'épargne· individuelle ou collective, et j'estime que, sans la propriété indivi.- duelle des capitaux épargnés et de leurs intérêts, il ~1'yaurait pas plus d'épargne individuelle qu'il n'y aurait de travail sans la propriété des facultés personnelles et du salaire. Dans un cas comme dans l'autre, je me confie au mobile de l'intérêt privé, a~ stimulant du besoin et du désir de la consommation, immédiate ou différée. Peut-être un jour
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