LE PROBLEME DE LA POPULATIOX « Le n'.:sultat est des plus nets; il se n'.:sumc par les chiffres suinnts: « Pour r ,ooo femmes de 1 5 :'t 50 ans, combien <le naissances en un an? Natalit.'.:. \ ' d'un arrondissemcn~ 1.:x.:_eptionnclkmellt riche. l tn:~ nd11.:s. . . . . . . . , • Moyenne , ri.:hcs . . . l dl's ::ti~é..s r arrondiss..:mcnts I p.1unes tr0s pau\Te~ 3-l 53 65 72 95 108 « .\!. Arst'.:ncDumont ::ipoursui,·i, dans din:rs points de L1Fr.111ce, des études monogr::iphiq ues de comm u1H:s,dans lesquel lq iI ne s'est pas contentt'.: d'étudier les chiffres; guidt'.:par eux, il a t'.:tt'c.:onduit :'t l'étude des familles et des indi\'idus, pt'.:nt'.:tranetn quelque sorte d.111s leur psychologie. Il est arri\'l'.: ;'t cette conclusion générale, tn'.:s f'orternent moti\'l'.:e: c'est que les pays oü la natalitt'.:est faible sont ceux dans lesqud les p:m:nts sont ambitieux pour leurs enfants et \'culent les ,·air s'élen:r ::tu-dessus .k leur propre condition .... « Ce sont donc des prt'.:occupations d'argent qui som ici seuks en cause. On songe que si l'on a des enfants, il faudra de l'argent pour les l'.:lcYer; mais surtout il faudra partager l.1 fortune pour les doter, et la partager ù nou\'eau lorsqu'ils hériteront. Conclusion: 011 éYite d'en a,·oir ». La crainte de la dépopulation est dt'.:j;'t,·ieillc. S:1 c1use a t'.:tt'.: Sûll\'Cllt signalce. Le Rapport ctabli par le Commissaire gcnt'.:r.1d1e l'Enqrn:te agricole en 1867 signale en une foule de points les faits que nous ,·enons d't'.:tablir. li ajoute: « Cet l'.:tatde choses parait augmenter, au lieu de diminuer. Cc fait parait motiYt'.:par le dt'.:sirde bien-~tre, l'augment::ition du patrimoine et le désir d'é\'iter sa diminution par la di\'ision entre ses enfants ». (Aube, 2c série, ,·olume XI.) L'affaiblissement de notre natalité est si bien un effet de la possession indi\'iduclle de la richesse irnmobilicre que les régions où la grande propriété domine produisent un chiffre d'cnfan~s bien supt'.:rieur ;\ celui accuse par les régions riches en petits propriétaires. L'exemple de i10s d~partcments est concluant. La prolificence y est en raison În\'erse du nombre des cotes foncières ainsi que le démontre le tableau sui\'ant:
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