26-1- LA RE\'UE SOCIALISTE 5 pour l'IrLtnde et l'Espagne, 5. 5 pour la Russie et ... 3 pour la France. ~otrc p;1ys, on le YOit, détient le record de la stérilité. L'auteur de la Dépopulnlio11de la France en recherche la cause non sans quelque perspicacité. Laissons-lui la parole: « La natalité, nous l'ayons dit, a diminué progrcssi\·emcnt depuis k début du sicclc, dans tous les départements, sans exception. Aujourd'hui, ceux dans lesquels la natalité est la plus faible sont les riches départements normands, et les départements les plus riches de la Yalléc de l.t Garonne (le Gers, le Lot-et-Garonne, le Tarn-ctG:ironnc, etc.). Déj:'t, au début du siécle, les 1 'ormands se distinguaie:nt par leur faible natalité; quant aux Gascons, leur natalité a décru plus r.1pidement encore que celle des autres Français. En résumé, cc sont les départements les plus riches au point de nie agricole gui produisent le moins d'enfants. « Au contraire, l.1 nat:ilité a toujours été un peu plus élcn:e dans les départements pam-rcs, tels gue ceux de Bretagne; c'est li qu'elle a le moins baissé. li en est de mème de la Lozcre, de l'Ardcche et de l'.0heyro11, c'est-:\-dirc les départements les plus pau\'rcs du Midi. On en peut dire presque autant du I ord, pays extrêmement riche, mais trcs industriel, c'est-ù-dire contenant beaucoup de pauncs. Dans tous ces pays, la natalité, sans ètrc en elle-mème très considérable, est presque suffisante; clic a rclatiYcment peu diminué depuis le début du siècle. On peut donc dire que ce sont ks départements les plus paunes (ou du moins ceux qui contiennent le plus de pau\'res) qui produisent le plus d'enfants. « On peut analyser le phénoméne a\·ec plus de soins. C'est cc que i\1. Chcn·in a fait pour le trcs riche département de Lot-et-Garonne, département qui se distingue par le trés grand nombre de familles qui n'ont qu'un seul enfant; en somme, roo familles n'y ont que 161 enfants; cc nombre s'abaisse ù qo dans l'arrondissement d'Agen (le plus riche des quatre arrondissements dont se compose le Lot-etGaronne), tandis qu'il s'elé,·c à 163 dans l'arrondissement de Villcncm·c, à 167 dans celui de Ncrac et à 173 dans celui de Marmande; or ces chiffres classent justement ces arrondiss~mcnts par ordre de richesse. M. ChcrYin a poursuivi ensuite la mèmc étude par canton, en comparant les chiffres aYcc le rc\'cnu net imposable p:1r hectare, et il est arri\'é :\ cc rcsultat que, en gcncral (et sauf quelques exceptions), les cantons ont une natalit<'.: d'autant plus faible que la terre y est plus riche; les exceptions mèmc confirment jusqu'à un certain point la régie, en ce sens qu'elles s'expliquent sou•:cnt par un certain développement industriel. Enfin, !vL ChcrYin a pomsui\'i la même étude par commune; cette étude confirme la préc<'.:dcnte, en donnant la clé
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