La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIV- vol 02

LA REVUE SOCIAi TSTE 1 1, 12 et 1 î juillet, on put constater que Jcsornuis le p.mi avait sa physionomie à lui; ks points cardinaux de la doctrim: n'ont plus été mis en discussion. Au congrès de Reggio, quelques-uns pouv.1ient encore envisager l'anarchie comme une fraction du socialisme; quelques autres se livraient à des rêves end1anteurs, confiants dans le triomphe prochain de leur idéal. Tout cela a passé; le principe 1:volutif et la nécessité de la conquête du pournir ont pénétré d,111sl.1conscience de la majorité ; il y a de quoi se réjouir. Le calme n'a pas toujours été parfait dans la r.'.:union de riorence ; de temps en temps, des hommes parurent bien pl.!tits qui cependant représl.!ntaient des idées bien grandes; mais il ne faut pas oublier que dans la ville passionnée du Dante le mois de juillet l.!Stbien chaud, et il ne faut pas aller chercher le calme philosophique de Spinoza dans un thé1tre oü cinq cents représentants pouvaient à peine trouver place, il une température de 38 degrés. Xou fla,·, 110n i11dig11ari, seil iufrlligere: voilà une rcgle excellente; hélas! l'indignation quelquefois a éclaté, des personnes ont été mises en jeu! ... Faihlesses humaines, qu'on ne peut pas toujours éviter, mais qui ne tirent pas à conséquence. Résumons en quelques mots, et avec quelques commentaires, les délibérations et les ordres du jour qu'on a votés. I. - 01gc111isalio11 el I rails cara,li'risliq11es du par li. Attendu que le principe de l'adhésion indi\·iduelle est la preuve de la • conscience de classe nécessaire, soit à la bonne propagande socialiste, soit à la conquête <lu pouvoir ; Que cette conscience, pour devenir une force effective, a besoin de l'organisation solidaire des soci,1listes unis en groupes électoraux par communes, arrondissements et collèges, quelle que soit la forme de leur organisation actuelle; Qu'à l'exception des organisations économiques, toute autre organisation n'ayant pas une circonscription électorale ( comme les Sociétés économiques ou politiques, les cercles d'étudiants, etc.), ne correspondrait pas aux principes de notre parti en même temps qu'elle n'offrirait pas à notre organisation une base sùre, réelle et mobilisable; que l'expérience a démontré la bonté de la forme d'organisation fixée au congrès de Parme ; Le Congres a émis le ,·œu sui\·ant : 1( Que les socialistes italiens, en écartant toute autre forme d'association, doivent organiser partout où ils demeurent nos forces politiques électorales conscientes pour les éduquer à la vie de solidarité du Parti et pour développer dans la masse des travailleurs, moyennant une propagande active, la conscience du droit électoral, comme une arme pour leur organisation.» Cet ordre du jour, donnant au parti une empreinte tout à fait politique, nous semble trop rigide et restrictif. Chez nous les électeurs prolétaires, surtout dans le midi de l'Italie, sont bien rares. La nécessité de 1.\ conquête du pouvoir pour l'émancipation du prolétariat n'est p;1sdiscutable; nuis, en attendant, il \'audrait mieux enrégimenter

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