LA REVUE SOCIALISTE de cc scn·icc, sans compter qu'il n'y a aucune limitation pour l'usage de l'eau de source. La municipalisation de la conduite de l'eau rapporte :1la ville plus d'un million par an. « Quant aux maisons municipales, destinées surtout à fournir des logements satisfaisants à la classe ouvrière, la ville de Glasgow a précédé toutes les autres. Aujourd'hui, Glasgow en possède 7 qui peuvent abriter 2,000 individus. Pour bâtir ces maisons, la ville a dépensé jusqu'ici deux millions et demi, mais les loyers couvrent largement les intérêts du capital et les frais d'entretien. « Des sommes bien plus considérables ont été dépensées par la ville pour l'assainisse111ent des quartiers oü sévissait le typhus et autres maladies endémiques. Quinze millions de francs environ ont été employés pour démolir des maisons misérables, des taudis, et y bâtir . la place des maisons nouvelles, salubres et confortables. « La plupart de ces maisons sont louées à des ouniers, les loyers oscillent entre I 50 et 650 francs par an. « Les logements ont été ainsi sensiblement améliorés; auparavant, plus de 2 5 °/ 0 de la population de Glasgow habitaient des logements n'ayant qu'une pièce; aujourd'hui, la proportion est tombée à 18 °/o. « Tout récemment, la municipalité a inauguré, d'une manière solennelle, l'ouverture des. noll\·eaux logements de famille, destines aux veufs et veuves ayant des enfants. « Le loyer d'une chambre à coucher bien ventilce, meublée et spacieuse, ne coùte que 5 shellings (6 fr. 25) par semaine; chaque chambre est cclairce à la lumière clectriquc et peut être réchauffée par un courant d'air chaud. << En payant en outre 2 fr. 25 par semaine, ou 4 francs, ou 5 francs, on peut faire garder un, deux ou trois enfants, auxquels on donne en même temps à dcjcuner, diner et souper. « Pour les enfants en bas âge on y trouve une crèche, une pièce à coucher pendant le jour et des cours pour y jouer. « Ces nouveaux logements de famille ont été bâtis par la municipalité, pour les mettre à Lt disposition des parents veufs, ayant charge d'enfants, car les logements ordinaires pour les ouvriers ne permettaient pas la garde et la surveillance des enfants. « Par suite de l'amélioration dans les conditions des logements, la mortalité est sensiblement diminuée; pendant la période 1871-1880, les décés, sur une population moyenne de 494,574 habitants était de 14,303 par an, tandis que dans la périQde 1881-1890, sur une population moyenne de 537,000 habitants, les décés ont cté seulement de 13,132 par an. « ~fous jugeons utile de rappeler que toutes ces réformes ont été
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