La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIV- vol 02

2 Lj. LA REVUE SOCIALISTE R.evue de la Presse Étrangère Ln <]{ifon11nsociale est une grande tribune internationale dïnformation et de critique sociale. Economistes purs et socialistes y fraternisent autant qu'on peut fraterniser quand on est en désaccord sur des points essentiels. Les luttes y sont toujours sa\·antes et courtoises. Ln Rifor111saociale (1895-96) N° 2. - F.-S. Nitti : Le lrnvnil. A son etudc sur le travail, qui se poursuit pendant plusieurs numéros, l'auteur donne une forte base physiologique et psychologique. Il resumc les traYaux les plus récents sur cc sujet. Il formule « que non seulement la fatigue, mais le travail lui-même est une chose à laquelle l'homme repugnc en gencral et à laquelle il ne se resignc que pour fuir une peine plus grande ». Le traYail est donc une nécessité sociale, presque une damnation. Partant de là, et aprés avoir établi les lois de la fatigue et de l'epuiscment, l'auteur pense que l'épuisement est inéYitablc même dans les meilleures organisations sociales. Tout au plus la societé peut-clic intervenir pour le rc<luirc. Voici la conclusion : « Dans notre société, celui qui ne dispose que de sa force de travail et est contraint à la vendre, doit accomplir souvent des exercices dont il n'est pas capable. Cela ne se fait pas sans dommage, sans cette énorme perte d'énergie qui est le plus grand péril pour une socicté, Olt l'extension des besoins rend plus que jamais neccssairc l'économie la plus parfaite possible des forces. » Tout le monde d'ailleurs reconnaît que des formules de cc genre « le travail est toujours une peine» - « une partie des hommes devra toujours travailler au-dessus de ses forces )> - « les besoins d'une partie des hommes ne font que grandir » sont ou vagues ou manifestement absurdes quand on les prend ,'t la lettre. - Revue des Renies. (Compte rendu de la LelLre socinlisleaux

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