LA REVUE SOCIALISTE sortirions demain du Congri'.:s international lui-111ê111ls!i,, par impossible, en ne maintenant pas l'action politique nécessaire, on livrait le socialisme à l'ennemi. Ont signé : C11AU\ïN, G. DE\ïLLF, G1'.·R.\ULT-R1CHARDJu,les GUESDE, JAc;RÈS, JOURDE, MILLFRAND' SAU\'Al..:ET' RouANET, \'1vuNr, députés. Parmi les autres signataires, nous re111arquons ks citoyens : BERTRA:-IDC, .\RRI~, Mme CLERC-CARRi,,DELCLUSE,conseiller municipal de Calai~; DELORY, maire de Lille; Docteur DFLON, DORMOY,maire et .::onseiller général dl! lllontluçon; Cil DARD, DECOCK,adjoint au maire de Roubaix; I lenri G11ESQLllÈREad, joint et conseiller général de Lille; Gu1,\T, IlEMERY, 1IELUME, Paul LAFARGUE,Raymond L\\·1c:--;1, Alex. L.,,·1c:-:1:., LECOQ, LONGUET, MAIIIEU, cons.::iller d'arrondissement de Cherbourg; M1GUET, Pi,DR0N, G. REKARD, directeur de la Rn·ue Socialislt>; SALDIBIER, maire de Calais; ROUSSEL, maire d'Ivry ; SrcAUD, docteur MORET,Rod. SIMON,administr.neur de la Rc1.'11e Socialislf, etc., etc. Le lendemain, marJi 28 juillet, le Congrès décidait d'entendre deux orateurs pour et deux orateurs contre le maintien de la rèsolution de Zurich. Les dcu-x premiers, Jaurès et Hyndman, parll'.:rent, l'un a,·cc éclat et èlè\'ation, l'autre avec humour et prècision; les deux derniers, Tom Mann et Domcla N ieuwcnhuis, plaiderent leur cause, l'un avec une ardeur et une ènergic peu communes, l'autre avec une certaine tristesse solennelle et une franchise méritoire; car il déclara qu'il considèrerait un vote fa\'orable au maintien Je la résolution comme une invitation à se retirer. Le vote eut lieu ensuite par nationalités, et 18 nations se prononcèrent pour le maintien. Seules la Hollande et la France (à la majorité d'une ,·oix) étaient pour l'abolition; l'Italie a égalitè de voix restait indècisc. Ainsi l'anarchie était une fois Je plus condamnèc, rcpoussèc par un Congrès socialiste. Mais le bureau ayant dèclaré par la bouche de Vandervelde que les anarchistes pouvaient demeurer comme délégués de syndicats, la situation n'était pas encore nette, et Cornèlissen, aussi franc que son vieux maitre Domela, ayant demandé au Congres de l'éclaircir, n'aYait obtenu aucune réponse. Comme il n'y aYait aucune raison d'cspèrer que les anarchistes français, entrés par la porte basse, voulussent bien faire place nette, la minorité française dut encore chercher un moyen de se distinguer d'eux, de ne plus permettre même a la mau\'aisc foi la plus insigne une
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