LA RE\'UE SOCIALISTE l'A11glctcrrc Hyndman, Pankhurst, Tom Mann; pour l'Allemagne: Liebknecht, Bebel, Singer; pour l'Autriche: Adler; pour l'Italie, Enrico fcrri; pour la Suisse : Greulich ; pour la Belgique : Vandervelde; pour l'Améril1ue : Sanial; pour la France: Jaurès, Millerand, Vaillant, Lafarrrue, etc. A la même heure, du haut Je toutes les plates-formes, ::-, <le\'ait c'.:tremise aux Yoix la résolution sui\'a11te: Cc meeting international <les Wt\·ailleurs reconnait que la paix entre les nations du monde est la base essentielle <le la fraternité internationale et <lu progrès de l'humanité. li croit que ks peuples ne désirent pas la guerre. Les guerres proviennent de l'avarice et de l'égoïsme des classes pri\'ilègiées et dirigeantes. Elles so11t conçues dans le but de contrôler les marchés du monde, dans l'intérêt des classes privilégiées et contre les véritables intt'.:rêts des tra,·aillcurs. ]\,fais, p.1r l.i présente, c..: meeti11g déclare qu'entre les tra- \'ailleurs de, différentes nationalitt'.:s il 11'ya :1bsolument aucune querelle. Leur seul ennemi est l'ennemi commun : la classe des propriétaires et des capitalistes. Considérant que le systl'.:me de la propriété foncit'.:re et du capitalisme est Li principale cause des guerres et que son abolition est le seul moyen de l'empêcher, cette assemblée s'engage :1 user de toutes ses forces pour obtenir la socialisation des moyens de production, de distribution et d'échange; car c'est ainsi seulement que le systl'.:me c.1pitaliste peut être aboli. En outre, cette assemblée dt'.:clare que, jusqu ·:1 cc que ceci soit accompli, les disputes entre nationalités doivent ètrc rt'.:solucs p,ir l'arbitrage et non pas p~r la force brutale des armes. L'assemblt'.:e reconnaît aussi que l'établissement de la journée <le huit heures e,t un 'des moyens les plus pratiques, achemin.rnt \'ers l'émancipatiou ultéricurl'., ..:t insiste auprès des gouvernements de tous les pays sur la nécessité de l'établissement de la journée de huit heures par \'Oie kgislati\·e. Ensuite, considérant que la classe ounière seule peut réaliser son émancipation so.:iale et économique en prenant posscssion de l\1<lministration politique aujourd'hui entre les mains des capitalistes, et \'U que, dans tous les pays, un grand nombre d'ounicrs, et surtout toutes les femmes, ne possèdent point le droit de prendre part il l',iction politique, cette cisscmblèe de tr.1- \ 0ailleurs déclare s'engager :1 faire tout .:e qui est en son pou\·oir pour obtenir lt: suffrage uni\'erscl. Le cortège défila calme et imposant à traYers les plus belles aYcnues Je Londres. Des centaines et des centaines de bannières flottaient dans l'air lourd. La Marseillaise et d'autres airs popnlaires étaient joués par <le nombreuses musiques. Mais tout ù coup èclairs, tonnerre, pluie dilu\'iennc: les bannières plantées en terre autour <le chaque tribune forment comme une sorte de pavillon; les orateurs sont ù leur poste; les auditeurs se prqsscnt sous la pluie; tous s'obstinent contre le ciel. En vain! Après quelques discours ~courtés, il faut fuir et chercher un abri contre l'obstination toute britannique de l'aycrsc triomphante. Cependant on se retrouYe à l'hôtel Horsc-Shoe; on échange de
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==