LES RÉSüLTATS Du SYSTÈ)!E MÉLilŒ I..J-9 Les autres réductions aux importations ne constituent pas d:i.Yantage un triomphe pour le rnélinisme. :fous achetons moins de laines et moins de soies, mais nous ,..:ndons beaucoup moins <l'étoffes de laine et beaucoup moins de soieries. Nous :i.tténuons nos entrées de peaux brutes, mais nos sorties de pe:i.ux préparées sont en <lcficit. Enfin il est piquant d'obserYer que nos achats de bestiaux se sont notablement :i.ccentués; tombés, en xS93, à -1-1 millions au lieu de 68, il sautent :'t I 32, en x89-1.,à la suite <le la grande sécheresse qui a coùté si cher à nos l'.:levcurs, en les forçant à Yendrc leurs bccufs à des prix dérisoires. Et nous sommes menacés encore d'excéder et <le beaucoup, cette ann<'.:c,les chiffres de x893, puisque pour les quatre premiers mois di:: x896 nous :i.rriYons déjà à 20 millions en chiffres ronds. La statistique des exportations offre un inté1ù au moins l'.:g.1:1't celle des importations. >;OUS y apprenons, en effet, que des industries, qui constituaient pour le pays uni::source di::richesse permanente, i.::t qui, par leurs progrés, s'<'.:taicntéle,·<'.:es:\ un degré remarquable de prospérité, ont soudain périclité. Citons tout d'abord l'industrie lainiérc qui de 1890 i 189.~:i.perdu I I9 millions, soit plus de 32 '½-Elle s'est relc,·éc depuis, :'tL1suite ll'unc demi-réouYertme du m:i.rché :i.rnéricain, nuis il n'en est pas moins ,-r:i.i qu'elle a tra,·ersé de très dures années, et qu'dle :i.<'.:té :i.ttcinte dans son outillage. Pour longtemps son déYcloppemcnt restera paralysé. Parmi les victimes du protectionnisme, Reims et Fourmies m<'.:ritcntla place d'honneur, et ks souffrances cngcndr<'.:cs par les attentats de la ré.1ction économique auront certes contribué, d:i.nscesgran<ls centres,:\ la diffusion de nos id<'.:es. Si la soierie a ét<'.:moins kséc, les années I 892, 1893, r 894 ont b6 m:i.uvaiscs pour Saint-Étienne et pour Lyon, et ces deux Yillesse plaignent légitimement des représailles de l'étr:i.ngcr. Une industrie, qui comptait naguérc p:i.nni nos plus importantes, et qui est mèmc intimement liée ù cette agriculture dont !'d. i\Wine prétend monopoliser b d<'.:fcnsca, réduit ses Yentes de 50 °/o : ks fromages et beurres. Par <'.:tapessuccessives, nos exportations de ces produits ont rétrogradl: de II8 millions à 65, et les exercices 1895 et 1896 n'apportent encore aucune compensation .. ous doutons que nos fermiers de Normandie et de Bretagne conscrYcnt pour le protectionnisme l'idolàtrie sectaire des grand~ propri<'.:taircsfonciers de Champagne et de Lorraine. A peine l'industrie des peaux a-t-elle moins souffert : les exportations sont descendues de 146 millions à 80 (soit en moins 45 °/o), C'est la contre-partie naturelle de la diminution des cntr~es de matieres premieres.
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