LES RÉSULTATS DU SYSTÈME MÉLINE I4ï Nous ne nous arn:tcrons pas aux deux premiers compartiments : leurs moins-values se lient à celle de l'importation, quoique proportionnellement bien plus fortes : 22 °/ 0 et 16 °/o au lieu de Iï 0 / 0 et dcrr,3°/o. Mais la rubrique : objets fabriques, mérite un commentaire spccial parce que, de tout temps, cette catcgorie de l'exportation a constitué une des principales sources de la richesse publique, - parce qu'en elle surtout s'accusent les suites dccevantes et ruineuses du régime mélinistc, et qu'elle aura peine à reprendre sa marche ascendante. Tandis que la France restreignait ses achats de produits manufacturés de: ïO millions ou r r 0 /o seulement, - ses ventes tombaient de 3-1-3millions ou 17 °/ O• Ainsi l'agriculture, que le protectionnisme prétendait couHir d'or, n'a senti que les effets malfais:111tJse la« muraille <leChine»; l'industrie a reçu une blessure que seuls <lelongues annces et un changement intégral de régime pourraient guérir. Poursuivons par d'autres classifications gui nous donneront un bilan serré de nos pertes. TABLEAU 7 (1) PRINCIPALES MARCHA~DlSES IMPORTÉES 1890 1891 1892 1893 189~ Céréales.. 363 532 487 3o7 363 Lainesen masse. 337 HO 319 P.+ 3 r7 Graines et fruitsoléagineux 192 200 15 3 187 199 Soies et bourresde soie. 239 2..J-8 257 261 182 Houilles 2..J-7 189 18-1 164 171 Coton 206 203 207 18-1- 167 Bois. I 57 25r 103 12.j. LJ7 Café. 156 L.l9 l-l--l- q 5 q6 Vins. 3-l-9 401 3o5 183 144 Bestiaux 68 60 55 41 132 Peaux 210 21..j. q6 '45 Il j Les céréales ont subi dans ces cing années des fluctuations assez considcrables. L'énorme entrée de 1891 s'explique comme celle de 1892 par l'appréhension des rclévements de tarifs; la restriction de 1891 est suffisamment justifiée par la constitution des stocks du commerce. Au reste, comme il est naturel, l'état des récoltes influe dans la plus large (1) Nous prenons seulement les onze rubriques les plus considérables.
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