110 LA REVUE SOCIALISTE des remblais mieux suivis, cc qui donne un prix de rcYicnt beaucoup plus clevé. De tout ceci, il rcsultc quc les mineurs <loivent s'organiser, malgré la guerre qui leur est faite par les employeurs, de façon à amener ceux-ci à la création de comités de conciliations, de patrons et d'ouvriers, dans lesquels les livres comptables des employeurs seraient sérieusement examinés, afin d'établir une base de salaire à consentir en proportion de l'exploitation et des bénéfices qu'on réaliserait. Surlravail dans les mines. - Un délégué allemand, le citoyen Mullendcff de Essen, dit qu'il faut empêcher ic surtravail afin d'cviter qu'il y ait des bras inemployés. L'anncc des sans-travail est trop nombreuse déjà et nous avons pour devoir de mettre obstacle à son développement par des mesures favorables à la classe ouvrière. Le citoyen Mocllcr, député mineur allemand, appuie la proposition et se rallie à. cc qu'à dit son collègue d'Allemagne. Il estime toutefois que nous aurons d'ici-là. la journcc de huit heures pour les mines. Le citoyen Calewaert défend le projet Lewy, relatif à. la surproduction. Il rappelle cc qu'ont fait les Chevaliers du travail à propos de la réduction des heures de travail et de la surproduction. Il dit que les capitalistes cherchent, par les moyens odieux qu'ils emploient pour mater les ouvriers, à obtenir ce qu'ils ne dcsircnt pas, c'est-à-dire la révolution. L'orateur se plaint de ce que le comité international n'ait pas fait le rapport, décidé au Congrès de Paris, sur le projet Lewy. Le citoyen Calvignac, président du Congres, pose une qucstiou au comité international. Il demande pourquoi les résolutions votées au Congres de Paris, relativement à l'étude du projet Lewy, n'ont pas été observées. Le citoyen Pickard, délégué anglais, dit que le projet Lewy n'a jamais été produit à. Boulogne ni ailleurs. Les intéressés peuvent le produire au comité international. De cette façon, on aura une base de discussion et on discutera un projet régulièrement présenté. Le citoyen Calvignac répond qu'il ne s'agit pas d'un projet, mais d'une étude, ce qui est tout différent. Il demande le renvoi de cette question au comité international qui sera chargé d'en faire rapport pour le prochain Congrès. • Apres quelques mots de part et d'autre, l'incident est clos. Le congrès passe au vote sur les différentes propositions déposées au bureau, dont une par les Allemands, ainsi conçue : Qu'il soit défendu de travailler en dehors des heures de travail ordinaires. Cette proposition est votée par les Allemands, les Belges, les
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