La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIV- vol 02

MOUVEMENT SOCIAL 109 constitution physique et qui ne sont pas reconnus comme une nécessité économique. Ils ont l'assurance que les membres du Congres, qui sont tous compétents en cette matiére, \'Oteront la proposition. Seconrs aux mineurs. - Le citoyen Stark remercie les Anglais d'avoir e1woyé un secours de 20,000 marks aux grévistes du district d' Austraut. Le citoyen Pickard, anglais, est heureux de constater h reconnaissance des mineurs autrichiens; il dit que les congn'.:s n'ont pas seulement l'avantage d'étudier les projets de réformes sociales, mais apprennent à se connaitre de pays en pays et à se secourir mutuellement en cas de besoin. Puis on passe au vote de la suppression du travail des femmes dans les mines et aux travaux assimilés de la surface. - (Adopte;\ l'unanimité). La Commissionde co11ciliatioe1t1de salaire avec 111111w1111u. - Cette proposition est la troisic':me de l'ordre du jour. Elle a cté présentée par Miners-Federation et par les Allemands. Elle est appuyée par le citoyen Cowes, délégué anglais. Ce d~rnier prononce un discours trcs humanitaire. Il est partisan de la conciliation, même de l'arbitrage, mais voudrait une base minima de salaire permettant à tous ceux. qui veulent travailler de pouvoir vivre confortablement; il déclare que les employeurs connaissent ce que gagnent leurs employés et qu'il n'y a pas Je raison pour que l'employé ne connaisse pas ce que gagnent ses patrons. Le citoyen vVillemann, dclégué allemand, réclame pour les mineurs de l'Allemagne un minimum Je 5 marks; il en fait ressortir la nécessité : les autres nationalités fixeraient leurs salaires comme bon leur sembleraient. Le citoyen :Mceller, député allemand, parle des besoins des mineurs de la Westphalie, et de la haute Silésie, de la production des divers districts, des besoins des travailleurs des différents bassins houillers, et déclare qu'en acceptant pour les mineurs de l'Allemagne le minimum de 5 marks, il serait plus facile, aprcs expérience faite, de connaître de plus prés, d'accord avec les autres pays qui auraient fait la même expérience, les bases d'un salaire minimum. Les délégués des Trades-Unions combattent toutes propositions de . fixer un minimum de salaire; ils font ressortir les conditions naturelles et rréolorriques du sol la puissance des couches et la richesse du sousb b ' sol dans certains pays, tandis que dans d'autres il y a toujours par la situation géologique du sous-sol, une exploitation plus difficile, remplie de difficultés, soit par la nature des couches moins puissantes et paJ· des terrains plus mouvants, qui réclament des boisages solides,

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