LE PARADIS DES oi.;1·n1ERS LE PARADIS DES ÜUVRIERS L'AUSTRALIE Le directeur Je la Revue Socinlisle me JcmanJc un article sur k mou1·cmcnt socialiste en Australie. Tàchc assez difficile! Car la qul·s; tion s'est dcj,i préscntèc à moi bien des fois: Y a-t-il, dans le nai s..:ns du mot, un mouYcmcnt socialiste dans cc pays d'outrc-mer? Et comme je n'ai jamais pu me rcsomlrc à donner une n:ponsc affirmatiw à cdtc question, j'ai mis en tête Je 111011article le nom emphatique p.tr lequel l'imagination poetiquc des journalistes aime :'t indiquer cc continent prétendu si prospère. Loin de moi l'intention de soutenir que le parti ou1-ricr australien soit un pouYoir insignifiant. Loin de moi de Youloir prétendre que ks branches diYcrscs de cc parti n'aient pas eu, ou n'aient pas :'t prés.:nt, plus d'influence sur la législation et le gouYernemcnt de ces Yastcs colonies que les fédérations de leurs fn':n.:s n'en peuYent aYoir sur ceux de l'Europe. Au contraire, les quelques c,;cnemcnts de l'histoire des colonies australiennes que j'aurai occasion de rappeler prou1·cnt suffisamment l'importance de cette lémancipation partidle du traYail, qui doit son origine aux conditions exceptionnelles du dcYeloppcment Je ces pays. Mais il faut aYoir l'imagination fertile d'un journaliste pour exagcrcr à cc point de nommer cette émancipation imparfait.: et m.11 dirigée un mouYcmcnt socialiste. \'oyons d'abord par quelles dcmarches politiques le parti om-ricr des colonies s'est acquis le pom·oir qu'il tient si fermement jusqu'.\ cc jour. Il faut a1·oucr que ceux qui ont fait le plus pour l'i11dép.:11Ja11ce du tral'ail dans ce pays se sont habilement seryis des conditions Cworables offertes pa'r• l'ctat d'impuissance oü se trou1·ait le.: capiulisme dans cette socié:té naissante. Et pourtant, on ne peut songer sans r.:gr.:t
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==