La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIII- vol 01

CIIROXIQUE DES COXCERTS ï45 nombre n'est accompagne que par des Yiolons, des Yiolcs et des basses, est i111mcnseet Jccuse des proportions colossales. Telle est Li puissanc.; de ces chœurs, l!lle, loin d'y ajouter p.1r le luxe de l'i11..rru111cntatio11 moderne, on ne pourrait que l'affaiblir. v .\!ozart refit l'instru1rn:11tatio11du .\fessie, rempbçant souYcnt l'orgue 1ur les instruments ;\ \·ent; l't c'est l'œune ainsi n.:touchec que .\1. Lm1ourcux a fait .:ntendre. Hxndel tenait lui-111èmc l'orgue, dans l'exécution de ses oratorios; c'est cc qui explique que son orchestr.ition était plutôt rudi111entaire. On peut donc dire que c'est l'œune même du Yicux compositeur qui nous a été restituée dans tout..: sa m.1jestueuse grandeur, aYcc quelques retouches faites d'une main respectueuse aux endroits que le siècle dernier trounit déj.i un peu d.'.:colorés par le temps. L'extcution impccc1blc du .\fr.uir, de l.i part des d10.:urs d de l'orchestre, a étl'.: un triomphe pour .\!lie P.1ss,una et l'obj..-t de tri:s honor.1blcs ,1ppbudissements pour .\!me .\!.iric .\lorel, .\!. Auguez et en particulier ;\!. E. Lafarge. L'air délicieux : Il garde St'S011t1illrs, :\ cluquc audition, a été redemand,:; et l'Allt'/11ia gr;111diose a produit un tn:s gr.rnd effet. .\!. E. Lacroix tenait le grand orgue, d s'est fort bien tiré d..: l.1diflicik exécution du .\I,·HÎt'. Quelques semaines aupara1·a11t ;\[. L1111oureux aY,1itrepris le Dlji de Phœb11Stl ,fr Pa11"Dra11111p1ear 11111.1irn » de B.1ch, composé wrs I ï 32, dit le progr.1mme, et que pour l.1prcmit'.re fois, il ,11-.litfait Lntendrc ,\ P.iris le 13 m,1rs 18ï3. Le sujet de cette composition est tiré d..:s Mélamorpb,,sn d'(hidc, et a fourni au 111usicie11s.'.:ri..:uxqu'était B.1ch une occasion di: si: laisser aller.\ L1gaiL:té(une fois n'est p,1scoutume'). ,\u chœur ai:ricn du début succède l'air si gai de .\lomus "1'bœb11s, fr drôle de fi111 ! » chant.: à r.1Yirpar m.1dame LoYano; sui1·c11t les airs de Phœbus (p,1r .\1. Charles .\lorcl) et celui de Pan (p.tr ~!. B.1illy), d'un grotesque tr~s réussi et que, pour nu p,irt, je pri:f0re ci celui de Pho.:bus qui remporte le prix. L'air de .\lidas " Pau lriompbc, il ,·.Il vai11q11rnr ! » chanté p,1r .\!. E. Lafarge, oi1 l'orchestre imite le braiment de l\\ne, est également tri:s en situation. L1 pièce s\1chi;\·..: par un chœur à la gloin.: d'Apollon Yainqueur. Les Cba11/t'llrdse S11i11t-Gervr1is, qui ont été fondl'.:sdans le hm de faire revine cette musique ancienne si longtemps délaissée, ont eu leur succès habituel pendant la semaine sainte, oü ils exécutent les œuncs des Palestrina, tics Marcello, etc. Depuis ils ont donné leur concert annuel (:\ la salle Érard), oü ils ont fait entendre un délicieux madrigal à quatre voix de Palestrina (ln crudn mia .Yemfra) ~insi qu'une chanson du quinzi.'.:mc siècle « ils .wu/ bie1p1ek,, ce11xq11ifont

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