LA RE\ 0 UE SOCIALISTE L'OUBLI .4 511/ly Prudbomme La mer, sous son azur inondé de soleil, Où s'englomirem tant d'espérances sombrées, Dans son immense lit qu'ébranlent les marées, Berce bien des humains pour l'éternel sommeil. Sans marque <l'amertume et de mélancolie, Prête à donner asile aux cadavres nou\'eaux, Sur l'ossuaire avide elle roule ses eaux Et chante, indifférente à ces morts qu'elle oublie . .. . Dans la virginité de sa prime candeur, L'füne humaine à l'aube est la mer inviolée; Le timide dcsir et l'espérance ailée };'en ont point exploré la fraiche profondeur. Mais un soir de printemps illuminé <l'étoiles, Espoirs, ré\-es d'amour; roses illusions, S'élancent d'un essor, comme un vol d'alcyons, Et sur la \'aste mer voguent à pleines voiles. Ils ~•en vont, cni\'rés de leur gai floréal Éclos au renouveau des berceuses haleines, Sous des cieux inconnus, en des îles lointaines, Tout là-bas, tout là-bas. où sourit !'Idéal; Tout !:\-bas, au pays des splendeurs éternelles, Ou, jeune de fraîcheur, l'imposante Beauté Brille de l'éclat pur d'une immortalité Que \'OUS n'exprimez point, formes matérielles;
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