La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIII- vol 01

THÉORIE DE I.A PROPRIÉTÉ existants, autres que les capitau~ fonciers et les capitaux personnel, : les meubles, Yètemcnts, objets <l'art et Je luxe, les tnachim:s, imtruments, outils, les constructions Je toute naturL, et que nous nommerons les capitaux arlijicirls. Tous ces biens sont dcs capitaux; ils sun·i,·cnt au premier usage qu'on en fait. 1° Les scn·iccs jounuliers <les tares ou les reu/t's, 5 • les scn·ices des facultés personnelles ou les lra1.1a11Y, 6'' les sen·iccs ,k c,1pit.1ux artificiels que nous nommerons les profils. Tous ces services sont Jcs re,·cnus; ch.1cun J'cux périt au premier us.1ge qu'on en f.1it. P.mni eux, les um ont une utilité Jirc:cte et sont utilisés commc scn·ices co11s0111111c1b/es; ks ,llltn:s n'ont qu'une utilité inJirectc et sont utilis.:s comme sc:n·iccs produrlwrs. ï 0 Les prc,duits. De ces pro,luits, les uns sont des re,·cmh : le, suhst.rncc:s ,1limcnt.1ircs, les combustibles, les m.11ièrcs premièr.:s; lc:s autres sont des c.1pit.rnx artificiels. '.\ous userons. en temps c:t lil'lI, di; la faculté que nous donm: c<:ttc circonst.111cc de classer les c.1pit.rnx anificids parmi ks produits (1). 3. LDt\lE 1. - L,· prt1priélc1irdt''1111rehos,·est prt1priiliiirtdu Jt'n•ia de relie dios,·. Qui peut le plus peut le moins. Cclui qui a le ,lroit de consommer une chose immédi.llcmcnt a le droit de l.1conso1111111:r ,·1 l.1 longue, autru11cnt dit, d'en consommer sc:ukmcnt le scrYice .. \insi, ks propriétain:s ,ks t.:rrc:s seront proprièt.1irc:s ,ks n.:ntcs, ks propriéuircs des f.1cultés pcrsonnclles seront propri1:t.1ires des tr.l\",1ux, les propriétaires des capitaux .1nificicls scront propri.:t.1ircs des profits. ~ous n',1vons pas .t f.1irc, en droit n.llurc.:I, l.1 théorie.: <le l.1 propriétc dl's .1rticlcs ·1, 5 et 6 de l.t richesse soci.1k; cette propriétt'.: résulter,t du droit de propriété sur les articll's r, 2, 3 l't ï, tcl qu'il scr.1 t'.:t.tbli. -1· Li:mtE Il. - L,· pn,priilc1ir,d· ' 1111,· cb,,s,·t'SIpropriilttir,· du prix de ccflt'cbos,·. Cclui qui a le ,lroit dl! consommer mH: chose a le droit Jl' l.1 wndrc. Il scr.1 proprii:tain.: tic l.1chose qu'il .1ur.1.1chctéc, ou reçue en retour dc celle qu'il aur:t donncc, soit dans un troc en 11.llure, soit J,ms un échanp;c dli:ctué sur le m.1rché, conformt'.:mcnt .tu méc.rni,me de l.1libre concurrence ou de:l'enchcrc et du rabais. Il le scra, du moins, si cc mt'.:canisme ne le f.1Yoriscp.ts aux dépens de s.1contrc-p.1rtic. Il f.rnt donc ici démontrer que la libr..: concum:nce Ill' f.1Yorise pas les achctcurs au ,létriment des ,·cn<lcurs, ou rt'.:ciproqucmcnt. Quclques (1) Yoir, s1.;ri:ctte d.t,;,silii.:.nionJe l.t rid1cssc ~od,tk c.:t sur le méc.rnbmc Je Il proJu,tion, mc:s flc:mmts d'ico11omiepoliliqut pure, 1 ï' et 18• le,;on:,.

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