La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIII- vol 01

LES PROPAGATEURS DE L'INTERNATIO:-IALE EN FR.\NCL 655 r.1dic.il de l'ordre de choses actuel et l'application immédiate, s'il est possible, des thcories communistes. Le I ï aYTilsuiYant, à l'approche <les élections législati,·cs, ?11:ilon t'.criYaitau mènw correspondant, son ami Les gros bataillons ne s'cli:,·cm pas ù la luutcur morale Je l'.1bstention. Il n'y a gucre que ks communi,tes Je Bdlc,·ilk sctr lesquels on puisse sérieu- ,;ement compter. Les libéraux. (et ils sont nombreux) sont incorrigibles, les prnuJhonicns YOicnt l.1l'"ssihilité d'une rénoYa:ion so.:i.1lcpar l.1 seule ahrog.nion de l'.trtick 291. .\us,i, Li bourgeoisie libérale les consi,lérc+elle s:ms ..:ctte horreur s.1U,·,1g.q:ue lui inspirent les communistes. Les CO(lpér,neurs(ils sont pc111-étrctrl!ntc mill<!)croient toujours ,1l.1possibilité d'une révolmion p,1cifiquc et. comme les proudhoniens, comme B.1kouninc, ils ne croient p.1s,1 l\:11icaci1éd'une révolution politique. Je ne peux p,1ste Jonncr une idée plus juste Je l'ét.11des esprits ,1 Paris qu ·eu dis.un que la moitié ,k l.1cla,se ou,Ti.:re dem.mdc l.1liberté, tandis que le qu.ut demande plus ou moins radicalement l'cgalité; l"autn.: quart exténué, contenu ou Jérnyé, est indifférent et ser.! de l'.n·is du plus fort. Cepcnd.111t,les faubourgs, ceux du Temple, de BcllcYille,de .\lénilmont.mt en tète, se r~,·eilknt, et la Yic•politique y circule de 11<)u,·e.1uL. es r~unions publiques sont en déc.11.knCl.', les rigueurs ,.1JininistratiYc">en viendront p..:ut-êtrc ù bout. :\fais ne dés.:spérons p.is: le jour ,les gr,rnds combats approche et, comme rn le dis, nous ~1\·ons Jt! grandes dH)ses :1 f:tirl.!.Scuk1ncnt, nos rôles s..:ront <litf0n:nts. Il y a d:111ds1:1o1uerèY0lution de gr.mdes et sé,luisamcs figures et il y :1 .rnssi de sombres lutteurs, aussi peu brillams que résolus: je ser.ii de c,s derniers. li ni! faut p.1s nous dissimuler qu'apr~s six mois dé ré,·olution nous courons le risque de ne plus marcher paralli:lemem. T:1 propension :1 te porter t0ujours l'un des premiers ,t l'.w.1m-g.mk dev:rncer.i souwm 111.1 m~thode ,k pn.'.:YoyJni.:c r0volutio1111.1irc .·., qui 111..n:1e pcnnct 1.l'avani.:èr qu'c.:t1 l.'.J1trJîn.1nt autant que faire se peut les gros b,n:1illons, .nt ri,que d'être cdardé. Cela tient surtout :1 .:e que tu tH! vois qu·un t,roupe tout prép;tré, tout r(:\'olutio111uire, t.mdi, que moi, a,·cnturicr de la pen,ée, je fn:quente tous les partis: dénl()Cr:1tcs, raJic~1ux.pnlt1dho11il!nsp. ositi\'istcs, plul.1nstéricns. colll'Ctivistt.:'>co, m1nunistcs, coopér.ltèurs. etc., tout L'll rc.:st.1n1t n~η 1nên1...: un dès plus én~rgiques con1munistc~. :'-bis, je Yois p.ntout Je, gens de bonne foi èt cd1 m'.ipprcnd .1 être tolér.tm. Plus loin, il ajoute : );°o:, :1mis de Bdlcville co•1sultés et YU que tous les programmes publiés jusqu'ici sont d'une moJér.uion désespérante, nous serons ab,t~•1tionnistes. J'.ii fait Li proposition suivant\! qui a été ,1c~cptéc: Rédiger un énergique nunifcste, prier nos fr~rcs de Lyon, Je .\farscillc et de Rou<:n d'en faire autant de leur côté, les inYiter :i nous les enYoyer. );°ous les combinerons avec le n~tr\! pour en faire un tt>ut réellement cou1pkt. Qu'en dis-tu? Li plus grande p.mic de l'exécution dép<:ndde toi. Tu devr.1b .:~rire i Rouen et à .\l:lrscilh:, les

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