LES PROPAGATEURS DE L'I~TER:,;'ATIO:-;'ALE E:,;' FRA:-;'CE 6.15 Le conseil génfaal <leLondres a,·ait un secrétaire pour la France, nommé Eugène Dupont, très actif, très intelligi;nt et trt'.:sconY,iincu . .\pn:s la dissolution de l'Internationale à Lyon, quelqu'un <le cette Yillc était rem; en correspondance an:c Eugène Dupont, comme Aubry ci Rouen. De grands efforts furent faits pour que, malgré le triste éut de l'Internationale en France, les ouniers fr,rnçais fussent représentès au congrès de l'.\ssociation, en s::ptembrc 1868, à Bruxcl!t:s. La section lyonnaise, qui commençait à se réorganiser, mais qui ètait m.dlu.:un;uSlémcnt diYiséc en deux camps très opposés, y enYoy,1d..:ux dèlègués, dont l'un était socialiste, tandis que l'autre, au contraire, ne l'était p.ts du tout et pou,·ait mème passer pour un ennemi. Quelques groupes marseillais se n'.:unirent, pour e11Yoyerau moins un dèlégué et choisirent un ancien rèpublicain très bien intentionné, m.tis tout à fait étranger aux nou,ellcs idées qu'il s'agissait de défendre. Plusieurs Sociétés ounièn:s parisiennes, qui n'aYaicnt rien d..: commun an:c l'lntcrn.nionalc, cnYoyèr..:nt aussi au congrès d..:Bruxelles un bon nombre de dèlègués. Rouen enYoya .\ubry. Tolain était 1.\, mais sans influence sur le nouyeau mou\·cmcnt qui comrncncait :i se dessiner. Li délèg.ttion de Paris se composait donc ou de proudhoniens incomplets, c\::;1-:1-dirc, de proudhoniens moins le profond sentiment d'hununité n;\·oltée qui souk\.tit Lime ardcnte de Proudhon, ou de p,trtisans Lk l.1 coopération et d'une ,ague préyoy.rnœ ounièrc. Aussi le congrès de Bruxelles ne sen·it que fort peu .t établir l\:ntente qui se rè\·éLt plus Lm! entre les propagateurs du socialisme r.:\'Olutionnaire parmi les ouniers français . .\lais Lyon et Rouen se trouYaicnt directement reliés dcsormais, et peu aprcs, p,tr l'intermédiaire du délégué de J\larseillc, cette dernière Yille se trouYait de m0me en correspondance awc Lyon, puis ensuit..: a\·cc Rouen. Le dèlégu<'.:de :-S!arseille,désorienté par les aspirations nouvelles, s'étaiL effacé; B.tstclica était apparu. Et les trois centres correspondaient avec Londres, ainsi qu'avec les sections suisses et belges. On s'y employa dès lors acti\·ement à réorganiser l'Internationale et à répandre son action de tous coti:s. On faisait des progres, mais lentement, aYcc peine. On manquait de point d'appui :i Paris. \'ers la fin de 1868, Benoit }.!alon, qui appartenait déj:i :i l'Internationale et inspirait un groupe peu nombreux, mais fidèle, à Paris, était allé en Suisse et s'y ètait mis en rapport avec les socialistes suisses et a\"CCles rffugiés russes, Bakounine surtout. Élisée Reclus et quelques autres a\·aicnt scn·i d'intermédiaires. En
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