LA REVUE SOCIALISTE <le ne point heurter une certaine somme d'i<lt'.:espolitiques et sociales, qui forment l'év:rngile vulgaire, couramment accepté par la masse de nos contemporains. Les récits publiés jusqu'ici sur ce sujet, depuis les plus violents contre le socialisme, jusqu'aux plus sagement pondérés par un meilleur esprit <l'observation, ne sauraieht donc point être rangés au nombre <le ces études critiques et analytiques, qu'un historien peut consulter a,·cc fruit. Ils sont, en, outre, très mal documentés. Ils ont simplement t'.:,·cillt'.:une curiosité que pèrsonnc n'est en mesure <le satisfaire. C'est un vide qu'il ne nous appartient pas de combler. Pour être impartial, il ne faut pas avoir été acteur. /\lais, celui qui a cté mêlé aux faits, qui a vu et apprécié les hommes <.:t les choses, peut et doit, au moins à titre de simple renseignement, dire cc qu'il sait. Pour cette fois, nous ne voulons que mettre plus en lumière <les silhouettes d'hommes très mal csquisst'.:es jusqu'ici, sur un fond brumeux, que des passions rageuses n'ont pas encore permis d't'.:claircir. * * * '.\ous ne redirons pas comment a t'.:tefondée l'Association Internationale des Tra,·ailleurs. On sait combien t'.:tait peu influent le petit bureau qu'elle avait à Paris, rue des Gravillicrs, <.:t quelles méfiances excitait le petit groupe proudhonien qui s'y rcunissait et dont le futur st'.:nateur Tolain faisait partie. On sait comment des politiciens, ignorants du socialisme ou mal disposés pour ces premières tentatives d't'.:mancipation des ouniers, étouffèrent, des la fin de 1866, l'Internationale naissante, :\ Lyon et :\ Marseille. On sait enfin comment le proccs de l'Internationale à Paris acbe,·a la dt'.:ban<la<lcdes premiers socialistes ouvriers. Cc qu'on sait moins, c'est cc que ftfrcnt les hommes qui, <lc1867 à 1870, rforganisi:rcnt l'Internationale française, en firent une puissance scricuse et jetèrent dans tout le prolt'.:tariat cc formidable levain de justice et <le rcvolte que plus tard d'autres y trou,·t'.:rcnt, sur\'ivant à toutes les répressions et à toutes les calomnies. Les conservateurs, aussi bien que les policic;rs <le leurs gouvernements préf.'.rt'.:s,ont eu beau répéter leurs vieilles définitions sur les meneurs, ks :1gitateurs, ks utopies, ces assemblages quelconques de mots haineux ont paru bien insuffisants à ceux qui rech~rchcnt la writ<'.:,puisque <lcsccrivains, qui ne sont nullement socialistes, ne s'en sont point contentes. La vérit.':, clic est si singuli~rc que plus tard clic t'.:tonn<:r,1cl forcera :\ rcfü:chir ceux qui savent observer, dans l'enchainem<:nt continuel de causes l'.t d'effets qui est le fond de l'histoire, la corrélation fatale qui existe entre la marche des idt'.:eset le dévcloppcmrnt des faits. En
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