LA RE\'UE SOCIAI.ISTE Bergerat et Sainte-Croix ont d'ailleurs respecté le «bloc». lis rendent justice il tous ces grands n:volutionnaircs et n'essayent d'en déshonorer ,1ucun. Une conversation du dernier acte, oü la résistance des Girondins est qualifiée de pelile T'e11dtr!éep11blicai11e, s mble indiquer qu'au fond de leur cœur ils penchent vers la ;\!ontagne. ;\lais le dernier mot de la pii:ce montre qu'ils ont vu, dans la Terreur, le germe de la rc.iction despotique qui a suivi. En effet, ;\lmc Roland vient de quitter la prison pour l'échafaud. Elle a laisse une lettre inache,·ée. Quelqu'un lit les derniers mots qu'elle ait tracés, la date, et cette date est : 18 Brumaire. C'est précisément le jour qui devait devenir si fameux, six ans plus tard, par la destruction des libertés. Tel est, en n:sumé cc drame, tres émou,·ant, tri:s intfacssant, tn'.:s littéraire, qui serait tout à fait bien, s'il était un peu plus clair et mieux sccout'. par le souflle épique de cette époque, la plus passionnante de toute l'histoire humaine. Il renferme un rôle de premier ordre, celui de Roland, que Sylvain a joué a,·ec un éclat extraordinaire. GASTO~ SnEGLEic
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