La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIII- vol 01

LA QUISTIO'- SOCIALE DE\.A'-T u:S CORPS FI.US 6Iï pn:mi.:n.: fois, le Sén,11 aYail dû cédu·, lors du conflit relatir ,1 la 11omi11.11io1d1e :'Il. Le Poilc1·i11, comnH; juge d'instruction ch.1rg.: d'instruire l';ifl:tin.: des chemins de fer du Sud. Le président du conseil a1·ait dénou.: Li diflicult.: a1·cc une romkur charn1antc. li a1-;lit joui'.: du Si:nat d'une m,tin fcrrnc et souple. Les grands politiques de mus.:.: qui si.:gcnt au Lu,cmbourg aYaicnt dù se soumettre, - dans uni.: attitude humiliée et grog11.1ntl'. Cndcuxii:me conflit .:clate,-conflit Youlu et chcrch.: p.1r le Sé·n,11. Cc <krnier interroge le ministère .m sujet de sa politique c,téricure. Li r.:ponse fut bien jugée s,11isf.tisa11tcpar cette cour des conflits, puisqu'on ne crut p.1s 11éccss.1in.:de donner une sanction au, débats au moyen d'un ordre du jour motiYé. Le lendemain ou k surlendcm.tin, les diplomates opportunistes de la Ch.tmhrc des d.:put.:s brandissent ;i leur tour la question d'Egypte sur le ministi:n; co1quble de trahir ks int.:n::ts <lu pays - en se pass.1nt de leurs scn·ices. - Les élus du suffrage uni1·ersd ,1ccor,lent pr.:s <le cent Yoix de nujorité ,1u gouYcrnemcnt et s'en Yont en 1.1c.111ces.;\lais le S.:n.11, j,1loux de donner au minist.:rc, aY.lllt les 1·,te,rnccs, le coup de pied ... supn:mc, reprend l.t m.:mc intcrpc.:IL11io11.On discute la même question pour la troisième fois (admirable mani.:rc de ne point pcr<lrc de temps) et cette fois-ci, :'Il. Bourgeois est mis en minorité. li scmbLtit que le second conflit serait tranch.: comme le premier, p,ir Lt netteté d'esprit et l'audace heureuse du président du conseil; nuis l'assemblée du Luxembourg, qui bisse fuir de nombreuses sem,1i111.:ds.ms le sommcillcment p.1isible du f,1r-11it'lllt', quand il n'y a ,\ l'or 1re du jour que quelque projet de réforme rel.nif aux a,cidcnts dont les ouwicrs sont 1icti111esd.111sleur tr.1Y,1il,fut prise <l'une .irJcur :\ la besogne que l'on 11'aY,1itja111.1iswnnue. Elle rcYint en sc.111cck 21.1nil. Cet .'.:tede Li S.1i111-:'lfarti1d1e l'hiYer s.:11,1tori,1flut hrûL111t.- Pour l.1premi.:re fois, on fit p,1sser de misé:r.1bks intrigues <lepolitiqu.1illerie a, .un les int.:rèts <ks soldats en c.11np.1g11eO. n refus.1 les crédits, p.m:e que le ministérc 11\11-;1ipt oint, ,ui1·,rnt en cel.1 la tradition habituelle, consid.::rc le 1·ote du Scn,1t comme ay.111tl.1 1·crtu de <l.:f.tire les minist0res. La susceptibilitc ou l.1 ,.mité des s.:natcurs .'.:tait en jeu : cel.t dL1ait passer a1.111ttout, même a1·ant l.1 santé et la Yic des (ils <le p.1y,ans ou d'oun icrs qui meurent.\ ;\!ad.1gasc1r, afin que leurs officiers gagnent quelques galons et ;\[. Subcrbic de beaux diYiLkndes. Cc· ,·otc c1r.1ct.:risc bien le patriotisme des bourgeois - 1·crtu quL 1·antcnt ces messieurs, mais ,\ laquelle ils ne sacrifient ni leurs intc:rêts ni les plus nilg.1ires froissements d'amour-propre . .\lors }-[. Bourgeois recule : il. se retire. On r.1contc que k présiL!cnt de la l(cpubliquc saY.iit k projet de démission ck }-!. 13ourgcois en cas J'cch;:c dc,·ant le Sénat et qu'il s'était empressé Je mettre

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