1.A RF.\"l:E SOCIALISTF longue gestation, ,1ILtitenfin étonm:r le monde. Le bonheur du peuple était fait, sans ces maudits socialist.:s qui nous interrompent .i chaq uc inst.rnt et no'ls troublent Li cen·cllc a\·ec leurs folies. » Nous regrettons Li chute de ce minist.:re, que l'on a qu,1lifié de soci.tlistc ( c'est pousser un peu loin l.i pl.iisantcric ), de r.1,lie;il, mais qui a été simplcment républicain, d,1ns l'.1ncie11nc tradition républicaine. :\lais a\·ouons aussi que ;\!. Bourgeois et ses colLibor:1kurs ont été qu<.:lque peu les artis,111sde leur chute;:\ leur tour, ils ont essayé, par des finesses, de sa\·antcs combinaisons, des sourires raccrocheurs, de désarmer les opportunistes et de ramener quelques fils prodigues d.111sle sein familial et accut:ill.int de b majorité ministérielle. lis ont craint de touchcr aux préfets, aux fonctionnaires compromis, ,\ ces soutcncurs de réaction, dont certains magistrats d'.\lbi ont n:alisé le type brutal ct cynique; c'étaient I:\ de graYes f.tutes; a\·cc les députés opportunistes, on doit proc::dcr par la rigueur et la rudesse. Ces gcns-L\ sont de la race insolente et plate des Yalcts; ils plient ,·olontiers dcY,1111le fort qui les méprise et les tance, mais se redressent contr.: les faibles, les scrupuleux et les timides. De l'opportunisme ù la Ch,1mbre, ù Paris, en pro\·incc, dans les Yilles ou les Yill:1gcs, il n'y a rien ;\ tirer ni ,\ espérer. Cc sont là les pires ennemis de Li démocratie. Les combattre et les battre, c'.:st le seul rapport que l'on puisse avoir aYec eux. Si on négocie, on est trompé. Si on croit s'appuyer sur eux, on tombe. On ne saurait b,11irferme sur la bouc. Cette pn.:mii:re faute a entrainé la seconde. Pour ménager les députés, il fallait aussi laisser cn place les bons préfets fraudeurs, ;\ l'appel de qui les bulletins de \"Ote accourent en foule comme autant de blanches colombes familicn:s. \'ous comprenez qu'un opportuniste, élu toujours chancelant dcs fo11ctio1111aircs,des intimidés, des candidats ;\ un bureau de tabac ou ;\ un emploi qudconque et des 11.ùfs,ait besoin des ~erYiccs de ces pétrisseurs de l'argile électorale. Et Yoil.\ pourquoi .\!. Bourgeois n'a point scYi, pourquoi probablement il n'a pas parlé de haut ,\ IOUie cette domesticité préfectorale, qui respecte le maitre fort, nuis trahit \"Olonticrs le maitre faible. Pendant la session des conseils généraux, le ministcre a reçu, dans la question de l'impôt sur le reYcnu, par la faiblesse ou la complicité des pn'.:fets, plusieurs atteintes graYcs . .\l;\I. les préfets assistaient ,\ la discussion, impassibles, comme s'il fùt agi de l'impôt sur le re\·c11u en Prusse, ne prenant point de part aux débats, laissant l'opposition opportuniste et réactionnaire dénaturer le projet de loi de .\1. Doumer, trop grands seigneurs pour défendre, commenter, éclaircir, interpréta la pensée du goun~rnement, ou peuH:trc incapables de le faire! La derni1:rc faute de M. Bourgeois a été la plus gr,l\"C. Une
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