La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIII- vol 01

LA nEVt:E SOCI.\LISTE pLtntcs ,1limcntaires sur 8 53,ooo bahoc's ou 59ï ,ooo hectares de tcg.11lan's (1). Comme dans cc climat si chaud et aYec ces terres si fertiles on peut a\·oir jusqu\'t deux ré!coltcs par an, les 3,000,000 de familles dt: l.1houreurs a\·aicnt bbouré d.1ns cette m.::mc année 5,333,000 b,1hot:'s de terrain, soit r hectare 1 .f par famille. Bien que p.1rtout l'exploitation soit indi\'iduelle, la manière de posséder les champs diff<'.:rcbeaucoup dans les différentes parties du pays. La propriété indi\·iduellc n'y existe pas, car le sou\·crain (le gouYcrnement hollandais) a déclaré toutes les terres do111ai11de I' fïal (Joumal OJjicic!, année 18ïo, 11° 118). Le CLiltiYateur n'a pas la propriété de s,·s terres, il n'en a que la possessio11, l'usufruit aussi longtemps qu'il n:mplit les conditions imposées par ses maitres. Tous ks lubitants n'ont pas une part du sol culti\·ablc. li y a en\·iron 3 millions 1 2 :i 4,000,000 d'imligcnes qui ne possèdent pas de terre, bien qu'ils aient quelquefois un.: maison ù eux. Ils Yi\·cnt du commerce:, d\m mi'.:tier ou du tra\·ail de leur mains. On les appelle les on111g 111rn,>r111p,111g, c'cst-:i-dirc « hcimathloscn », habitants temporaires, et quelquefois « pondok ujloesoep » ou les intrus. Les mela11Jjoeng's, qui ne posst'.:Jent rien et doiYent Yinc du salaire qu'ils gagnent, ne d.'.passent p,1s -100,000 hommes \·alides, formant une.: population d'<:nYiron I million 1 2 d',\111<:s. Lt:s wo11g tjilid.- sont les gens aisés du ,·illagc, et possèdent kurs ch,nnps, soit indi\·iduellement, soit comme une part des champs communaux. En 1892, on comptait 1,918,210 bahoc's, soit -18.6 °,o de l,1 superficie totale, qui étaient posséd.'.s i1ulivid11elle111e11/, et 1,901,841 bahoe's ou .18.2 °,0 qui appartenaient aux co1111111111a11fés de Yillagc, undis que 123,409 ou 3.2 °10 étaient régis par un droit spécial. Bi<.:nqu'actuellement les tcrrnins communaux aient :i peu près la m0me superficie que ceux qui sont possédés « imjiYiduclkmcnt et ht'.:n'.:ditain:mi:nt ", la n:partition dans l'ile en est fort inégak. On ne trouve pm la propriété commune dans les résidences (pro\·inccs) de B1111/a1P11l",l',111ga11 et Ba/11;,ia :i l'Ouest, ni dans Bt'soe!.-il' et .\Iado11m :i l'bt, qui contiennent ensemble le quart du Java. Dans les quatoric wtres Rl'.:sidenci:s, situées au centre de l'ile, ks d.::ux tiers des rizières sont propri<'té collt'J:lh•e, Jans le l(adoc et Sn1111ra11g, 9-1 °/o et 89 °/o appartiennent ,1 Li commune. :-;ous YOLdons décrire maintenant œs commtmautl'.:s de Yillage qu'on a suu\·c:nt regardées comme des vestiges du communisme antique. L<.:sterr,1ins du Yillage sont partag6s en trois parties distinctes : I" Le 1·illag,· proprement dit, où l'on trüU\"c.!les maisons, les (() Ttgallwi : d1amp cultivé non pourvu d'elU. I --.

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