La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIII- vol 01

510 LA REVCE SOCIALISTE Les Trusts. - Dans ces derniers temps deux trusts, remarquables par l'importance des capitaux qu'ils solidarisent, ont été créés aux Ètats-U nis. Le pn:micr est celui du charbon, qui fut fondé à \Vashington, le 26 fcnier dernier, et qui englobe en un seul organisme les mines de charbon et les chemins de fer de six districts. Il comprend : 1° Les charbonnages du district de Clcarfiel et des em·irons, expédiant par le chemin de fer de Pensylvanie ; 2° Les charbonnages de Cumberland, de Mcyersdœle et d'une manière générale toutes les exploitations qui utilisent la ligne de Baltimore et Ohio; 3° La Compagnie des chemins de fer de Norfolk et \Vestern; ..i. 0 La Compagnit.: dt:s chemins de fer de Chesapeake et Ohio; 5° Les charbonnages de la région de Beach Creck et de Reynolds,·ille ; 6° La Compagnie du West-Virginia-Central Railway. Cette solidarisation capitaliste des charbonnages et des chemins de kr est intéressante et nt.: peut que hàter la concentration capitaliste. L'autn; trust a ct6 constitué à Port Townscnd (Washington) et a pour but de soumettre à une direction unique tout le commerce des bois le long des cotes du Pacifique. Les capitaux qu'il associe ne représentent pas moins d.: ïO millions de dollars. ADRIEN VESER Pos-r-ScRIPTt.:M.- La Simplification de l'ortbograplie fait l'objet d'un article Jans le numéro du 1er ,n-ril de la Revue des Rt"ll111·s, qui public le texte d'une pétition adrc%ée le I 1 mars dernier à M. Combes, ministre de l'instruction publique, au nom des trois sections - algérienne, belge et fr.inçaise - de la Société de réforme orthographique. Cette rcqu0te fait ressortir que l'orthographe française, très libre jadis, a été immobilis.:e depuis l\apoléon par l'administration. Cette pétition est signée par le comit.: central de la Société de réforme orthographique, comité composé de Léon Clédat, doyen de la Faculté des lettres de Lyon; Paul Passy, maitre de conférences à l'école des hautes études; Eugène .\lonscur, professeur de philologie comparée à l'lJni\'ersité de Bruxelles; Auguste Renard, professeur de rhétorique au lycée d'Alger. Elle est contresignée par uu grand nombre de savants, de professeurs, d'hommes politiques et d'écrivains; ainsi, par M.\I. J. Debœuf (Liège), llector Denis (Bruxelles), C. de Harley (Liège), C. llouzeau de Lebaie, De La Fonmine(Bruxelles), Camille Lemonnier (llruxeUcs), tmile Verhaeren (Bruxelles), Dt' Crouslé (de la Faculté des lettres de Paris), L. lfavet (tlu Collège de France), Hugues Le Roux, Georges Renard, Francisque Sarcey.

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