LA REVUE SOCIALISTE cc n'est pas non plus celui que le prêtre a béni; ce n'est même pas celui de l':1dorablc et aYcuglc amour; il en est un autre plus pur, plus noble, plus puissant, c'est celui qui se tisse des fibres intimes et dclicates de la conscience. Marthe s'attache d'ellc-méme par le seul lien <lu<lernir. \'oih\ certes un beau dénouement qui exalte la résistance à la passion au nom de la conscience et de la Yolonté, et qui, par la, touche à la grandeur. li y a quelques gaucheries ç:\ et là <lans l'exécution de la pi<'.:ccet j'ai signalé quelque obscurité dans la sccne finale; mais l'œu\'1 e de Léopold Lacour est intéressante d'un bout a l'autre; clic est f1.:nrn:,condensée et robuste. Au Sm/ Lie11. le tht'.:,1tre des Escholiers aYait joint deux petits actes: la T"ncbet/iail, <le.\1. Daniel Riche, et Comilésecrel, de t-l. Georges ?v!itchell. La Vncbe ti lait est l'histoire d'une panne paysanne qui a t'.:ténourrice à Paris, qui a eu dans la grande cité la nostalgie de son village, et que son m:iri et sa bclle-mérc \"Culent encore exiler, malgré ses répugnances, et contraindre ù Ycndre le lait de son second enfant, afin d'en tirer quelque aisanc.:: pour eux-mêmes. Elle résiste; mais les brutalités ont bientôt raison de sa faiblesse. Ces scl'.:nes sont pénibles à ,·oir; frapper une femme, et une femme enceinte, rien de plus odieux . .\lais le tableau, malheureusement nai, est très en relief et le dialogue est bien fait. Que J\1. Daniel Riche, qui a du talent, nous apporte bientôt une œune moins atroce. C.,111iliSl'Crcl, de .\!. Georges i\litchell, est la parodie bouffonne d'un conseil municipal de village. C'est amusant, quoiqu'un peu long. P:trodie également Disparu, le Yau<leYillede i\1.\1.Bisson et Syh-ane. Il s':igit, comme dans les Héritiers d'Alexandre Du,·al, d'un homme que l'on croit mort :1lors qu'il est seulement en Yoyage. Son unique héritil"I', un hµissicr, s'empresse de dé,·orer sa succession. Cette furieuse conrnitise, enfin clütiée, donne lieu à d'amusantes études de caractère tracées a grands traits . .\lais les auteurs, soucieux <le cocasseries, ont Ycrsé bientôt dans la charge d'atelier, cc qui m'ayertit <le ne pas parler trop sérieusement de leur gai vaudc,·ille. J'attendrai donc une meilleure occ.ision de discuter ici avec Yous la grosse question de l'héritage. Le thcàtrc du YaudeYillc a repris A11101weuse, l'~mounntc comédie <leM. de Portorichc. On y :1 rem a,·ec plaisir les interprètes de la création : M1k Réjane, .\1~!. Dum<'.:nilet Calmettes, qui tous trois ont retrou,,'.: leur succt'.:sd'antan. ,\I. Calmettes, en particulier, a peut-être trouYé: l:i le meilleur rôle <lesa carrière <léjà féconde. Mais on aurait pn'.:fén'.:applaudir ces cxcell~nts artistes dans une pièce nou,·cllc. Il y a tant ck jeunes auteurs qui attendent leur tour! Pourquoi donc des reprises:, GAST0:-1 STIEGLER.
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