PIERRE LEROt.:X SOCIALISTE famille, de cette cité, de cette propriété. Quand nous aurons décou,·ert d'ouest Yc.:nule 111.1I dans le pa~sé, quand nous .1urons établi cc qu'on pourrait appeler la loi du bien et du mal, soyons sùrs (jlle l'histoire ne nous manquera pas, et confirmera une loi fondée sur l.11uturc méme des choses. « Il y ,1 trois maniércs de détruir..: la communion d..: l'honun..: aYcc ses semblables et a\'CC l'uni,·ers. « La premiér..:, c'..:st de di\'iser les hommes dans le temps, c'..:st-.tdire de ne reconnaitre .t ch.1cun pour .111cétrc.:qsue ses ancétn.:s n.nurels,de nier tolite re\'ersibilite d'une.: f.11nillesur une autre, d'établir, ,Ill contraire, une ,1bsolue n.:,·ersibilité dans chaque famille, de ratt.1chcr tout i l,1naissance, de subordonner le fils .1u pérc qui l'a engendré et Lie faire de l'homme un bfrilier. « La seconde, c'est de di\'iser lès hommes dans l'espa.::c, de composer des ,1gn:gations d'hommes, non seulement distinctes rntre elles, mais hostiles ks unes aux autn.:s, sous k nom de 11alio11s, de subordonner l'hom1m.: à Li nation, de faire de l'homme un mjt'I. « La troisiéme, c'est de di\'iser la terre ou en gé111;ral les instruments de.:production, et d'.nrachcr les hommes aux choses, d<.:subordonner l'homme .t Li propriété, Lk faire de l'homme un propriilc1in·. « li n'y ,1qu..: œs trois m.rni.::res de di,·iscr le g<.:nre humain et ,l'asser\'ir l'homme. « Si l.1 famille, la cité, la propri.:té ont jusqu'ici engendré t.1nt de m.mx, et si l'homme y ,1 trou\'é d<.:si lourdes chaines, .::e 11\:,t p.ts, encore une fois, qu<.:c<.:schoses soient m.1u,·aiscs en elles-111.::mcs,ni qu<.:la nature hurn.1ine soit mauYaise; mais c'est que ces chos<:s, ,Ill lieu d't:trc organisées de façon .t s..:r\'ir à L1communion Lk l'homn11..: .l\'<.!C s.:s sembl.1bles et a,·ec l'unin:rs, ont été, au contraire, tournées contre cette communion de l'homme a,·ec scs sembL1bles et ,1,·ec l'uni- \'<:rs, c'est-à-Jin.: contre le droit de l'bommc et contre ses b<.:soins. « La Haie loi de l'humanité c'est qu<.: l'homme indi,·idu tend, par la famille, Li patrie et la propriété, à une communion compl.::te, soit dir..:cte, soint indirecte, an:c tous ses sembl.1blcs et :l\'L'.C l'uni\'crs, et qu'en bornant à une partie plus ou moins restr<:int<:C<.:ll<c:ommunion par la famille, p.1r la cité, par la propriété, il en résulte n.:cc,- sairement une imperfection et un nul. La famille est un bien, l.1famille caste est un mal; la patrie est un bi<.:n, la patrie caste est un mal; l,1 propriété est un bien, la propriété caste est un mal. « La famille, la patrie, la propriété sont légitimes et de droit, .t l.1 condition d'i:tn.: organisé..:s, non pas en n1..: seulement Ll'elles-m.:mes, mais en \'Ue de l'humanit~. « L'homm..: cesse d'.:tre isolé, d'a\'Oir une famille, une patrie, une
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